Terra 20 juillet 2017 à 08h00 | Par Marie-Andrée Luherne

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Marie-Andrée Luherne, présidente de la section lait FRSEA Ouest
Marie-Andrée Luherne, présidente de la section lait FRSEA Ouest - © Terra

Les producteurs de lait sont en crise depuis 1 000 jours. Ils ont besoin d’une revalorisation urgente du prix du lait. Voilà pourquoi ils se sont mobilisés afin d’interpeller les transformateurs et la distribution sur leur situation intenable. Je tiens à les en remercier. Grâce à eux, le prix du lait au producteur est revenu au centre des débats. Sans cela, rien n’aurait bougé, ni chez les transformateurs ni chez les distributeurs.

Les marchés mondiaux s’améliorent et impactent déjà significativement à la hausse les prix du lait dans les pays européens. Les éléments sont réunis pour que le prix du lait progresse. Pour autant, il faut que les industriels et la distribution le prennent en compte sur le marché intérieur. Notre volonté est que la filière entre dans une démarche du prix en avant : prix producteur d’abord, industriel ensuite, GMS et consommateur enfin.

Qui mieux que la coopération peut initier cela et donner l’exemple en renvoyant de la valeur aux producteurs ? Toutes les enseignes de distribution réunies au sein de la FCD ainsi que Leclerc et Intermarché se sont engagées à rouvrir des négociations tarifaires avec les entreprises laitières dans le respect de la loi Sapin II. Les entreprises, qu’elles soient coopératives ou privées, ont la responsabilité d’aboutir dans ces négociations avec la revalorisation du prix du lait payé au producteur dès juillet comme unique objectif. Dans ce contexte, ce prix doit être au minimum à la hauteur des coûts de production.

Les entreprises ont conditionné l’évolution du prix du lait à des acceptations de hausses de la part de la distribution. Certaines ont augmenté leur prix sur juillet, août et septembre. Des hausses ont donc été passées. Elles doivent maintenant se confirmer sur toutes les entreprises et permettre une revalorisation durable du prix du lait car les besoins sont beaucoup plus importants dans les élevages pour refaire la trésorerie. Dans ce contexte, la position de frilosité et d’attente de certaines entreprises et notamment la coopération est inacceptable. Encore une fois les producteurs sont la variable d’ajustement de la relation transformateurs-distributeurs.

Les États généraux de l’alimentation doivent mettre un terme définitif à cette situation et montrer qu’une juste répartition de la valeur est possible.

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