Terra 05 octobre 2017 à 08h00 | Par Karen Courtès, chambres d'agriculture de Bretagne

360 formations dédiées aux chef(fes) d’exploitation

Retrouvez en complément de votre édition de Terra, le catalogue des formations proposées à tous les agriculteurs et agricultrices de Bretagne. Ce programme, abordant l’ensemble des productions, a été conçu par les conseillers, pour répondre aux besoins exprimés par les agriculteurs des territoires bretons.

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 (© terra) Afin de limiter les temps de déplacements et de familiariser les agriculteurs aux nouveaux outils de communication, des formations innovantes sont proposées, alternant classes virtuelles, plateforme de formation à distance, aux temps  © Terra Les tarifs des formations sont compris entre 0 € et 42 € par journée (en fonction de la prise en charge par des fonds de formation). Au regard du bénéfice apporté (98% des agriculteurs satisfaits par leur journé © Terra


Des thématiques d’actualité

En production laitière, les formations sont tournées essentiellement sur la réflexion visant à développer l’autonomie alimentaire gage de rentabilité des exploitations dans une conjoncture économique tendue. Des journées sont également programmées sur le bien-être animal, les modalités de réduction des antibiotiques et l’utilisation de médecines alternatives (aromathérapie, huiles essentielles, homéopathie…) en réponse aux attentes sociétales.

Les formations en agronomie mettent l’accent sur l’accompagnement des engagements MAEC (Mesure agro-environnementale et climatique). L’objectif principal est de sécuriser les pratiques (gestion de l’azote) pour répondre aux engagements réglementaires et être serein en cas de contrôle.

L’offre de formation comprend également un volet ressources humaines pour accompagner le développement du salariat. Devenir employeur, manager ses salariés, construire les bases d’une bonne association… Des formations concrètes pour répondre aux préoccupations quotidiennes et essentielles des agriculteurs.


Énergie : réduire ses dépenses et diversifier ses revenus

La facture d’électricité est l’un des postes régulièrement en hausse. En 2016, une étude montrait que le coût d’électricité représentait en moyenne, 7,4 € pour 1000 l de lait en élevage laitier, et 96 € par truie en production porcine, avec des écarts entre exploitations. L’offre de formation dans le domaine de l’énergie vise donc à étudier les marges de manœuvre possibles pour réduire les dépenses (fuel…).

Il est possible de diversifier ou compléter ses revenus en exploitant la biomasse présente sur l’exploitation (méthanisation), en utilisant les surfaces de toiture disponibles (photovoltaïque). Les formations proposées permettent d’évaluer la faisabilité et les clés de réussite de ses projets. Elles répondent aussi, au besoin nouveau des agriculteurs d’auto-consommer l’énergie produite sur leur exploitation.


La transition numérique : s’adapter aux nouveaux outils

Certaines formations visent à accompagner la transition numérique via par exemple l’utilisation d’applications professionnelles sur smartphones, la commercialisation de produits ou hébergements sur Internet, ou encore la communication sur les réseaux sociaux.

Afin de limiter les temps de déplacements et de familiariser les agriculteurs aux nouveaux outils de communication, des formations innovantes sont proposées, alternant classes virtuelles, plateforme de formation à distance, aux temps d’échange en groupe.


Des tarifs accessibles à tous

Les tarifs des formations sont compris entre 0 € et 42 € par journée (en fonction de la prise en charge par des fonds de formation). Au regard du bénéfice apporté (98 % des agriculteurs satisfaits par leur journée de formation), autant en profiter. De plus, les chefs d’entreprises peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt de 9,76 € par heure de formation (plafonnée à 40h) et d’un dispositif d’aide au remplacement.

 


Proposer une formation aux salariés d’exploitation

En tant que chef d’entreprise et manager, il est essentiel d’encourager les salariés à se former. La formation, tout au long de la vie professionnelle est source de motivation, et gage d’autonomie et de responsabilisation. Le salarié, peut aussi s’adapter aux évolutions nécessaires des exploitations.

Un large choix de formations courtes (2 à 3 jours) leur est également proposé dans les centres de formations des chambres d’agriculture de Bretagne. Conduite du chariot télescopique, manipulation et contention animale, gestion d’une pharmacie, réalisation d’un diagnostic face à un animal malade, utilisation du robot de traite… sont des programmes adaptés à leurs besoins, pouvant bénéficier d’un financement Fafsea.


Se former, c’est investir dans son métier

Dans le contexte actuel de questionnement technique, économique, stratégique, prendre le temps de se former est une occasion à saisir quels que soient son âge, sa production, ses envies et ses besoins. L’offre de formation faite aux agriculteurs et agricultrices est très riche. C’est une opportunité pour se relancer dans le métier, trouver un nouveau souffle, des idées nouvelles, des solutions, rencontrer d’autres personnes, partager les expériences, monter en compétence et acquérir de nouveaux savoirs.

Ne restez plus avec vos questions, faites votre choix dans le calendrier et inscrivez-vous.

 

 

 

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Elle a dit... : Sylvie Tranchevent, qgricultrice à Saint Judoce (22) :

La formation pour síouvrir vers l'extérieur et maîtriser sa production

Pour Sylvie Tranchevent, cheffe d’une exploitation en production laitière à Saint Judoce,  il est indispensable de se former : "La formation, même si nous avons un niveau d’étude élevé, c’est indispensable. C’est une ouverture sur l’extérieur. Cela nous permet d’échanger avec d’autres agricultrices et agriculteurs. Cela nous évite de nous enfermer dans nos difficultés. En allant en formation, on apprend à relativiser".

Continuer à approfondir ses connaissances permet d’avoir la satisfaction d’une bonne maîtrise de son métier. "La formation est actuellement conseillée aux jeunes exploitants. Je la rendrais obligatoire. Notre façon de faire, quel que soit l’exploitant, n’est pas forcément la meilleure. Nous avons toujours quelque chose à apprendre et approfondir.  Les formations techniques nous permettent d’évoluer, d’anticiper certaines situations. Qui dit technique, dit économique aussi. Plus nous participons à des formations, plus nous sommes pointus, et cela se retrouve dans les résultats".

Se former, c’est aussi maîtriser l’ensemble des techniques de production, et pouvoir prendre les bonnes décisions pour piloter son entreprise. "Nous avons besoin de maitriser techniquement. Nous participons à des formations sur l’élevage, l’alimentation, les cultures… Nous sommes accompagnés par des techniciens, et leurs conseils sont essentiels. Mais il faut également pouvoir analyser ce conseil et être autonome dans la prise de décision, avoir sa propre opinion".

 

 

 

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Il a dit... : Erwan Cutullic, a agriculteur à Mellac (56)

S'enrichir des expériences des collègues

Erwan Cutullic, membre d’un Gaec comprenant trois associés sur la commune de Mellac accorde du temps à la formation. C’est pour lui une façon de prendre du recul pour analyser ses résultats technico-économiques, et s’adapter aux évolutions. "Dans le Gaec, nous participons toujours à deux aux formations et travaux de groupes. Les changements des contextes climatiques et économiques sont réels. Aussi, il nous faut trouver des solutions pour adapter nos systèmes et rester performants. On est dans un monde où il n’y a plus de "train train". Il est alors important de se poser, de regarder ses chiffres de près, d’approfondir certains points, même quand nous sommes à fond. Cela nous permet de nous situer, de voir les marges de progrès, et de découvrir de nouvelles techniques".

Erwan s’appuie sur le programme de formation d’un groupe pour allier apports techniques et partage d’expérience. "C’est plus facile d’aller dans une formation quand on est dans une dynamique de groupe, d’autres échanges se créent. Par exemple, dans le groupe de Quimperlé, nous ne sommes pas tous dans un système herbager. On pioche les bonnes idées des autres que l’on peut appliquer à notre système. Via le groupe d’échange herbager du Finistère, nous allons réaliser un voyage d’étude sur l’agroforesterie, sur des pratiques innovantes. On teste également de nouvelles espèces prairiales, comme la chicorée et le plantain. Avant de se lancer sur ces techniques, on s’est appuyé sur l’expérience du groupe et leurs résultats techniques, mais aussi des données économiques. Les animatrices de groupes connaissent bien les exploitations et leurs historiques, et ont ainsi les clés pour analyser les résultats techniques".

S’ouvrir à des formations en dehors des groupes est également enrichissant. Erwan y participe ponctuellement. "Nous avons également participé à la formation chien de troupeau ou encore celle sur l’alimentation des génisses. Elles sont intéressantes et nous permettent d’échanger avec des exploitants que nous ne connaissons pas". Les apports et la mise en contact faits par le formateur créent une vraie dynamique.


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