Terra 24 février 2017 à 09h00 | Par Claire Le Clève

Actions JA sur l'origine des produits

Visites de courtoisie, samedi dernier à Vannes et Pontivy où dans les centres Leclerc, des éleveurs de JA 56 ont mené leur enquête. Objectif ? Vérifier l'état d'avancement de l'étiquetage sur l'origine des produits dans les rayons. Des progrès restent à faire.

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Depuis le 1er janvier dernier, l’étiquetage sur l’origine des viandes dans les plats préparés, mais aussi du lait dans les bouteilles et briques de lait et du lait dans les produits laitiers
Bons et mauvais élèves !
Depuis le 1er janvier dernier, l’étiquetage sur l’origine des viandes dans les plats préparés, mais aussi du lait dans les bouteilles et briques de lait et du lait dans les produits laitiers Bons et mauvais élèves ! - © CLC

 

 

"Globalement ça avance même si on voit encore quelques mauvais élèves", se réjouit Thomas Guégan, éleveur de porc et président de JA 56. Un dossier sur le Manger français  que le syndicalisme jeune porte haut. "On va rester en alerte et on reviendra vérifier une fois l'échéance du délais de mise en conformité atteint, c'est le 31 mars", promet-il. Avec ses collègues, samedi dernier alors que les consommateurs sont en pleines emplettes, ils sont quelques uns le nez dans les rayons. Leur but ? Jauger l'état d'application du décret qui rend obligatoire, depuis le 1er janvier dernier, l'étiquetage sur l'origine des viandes dans les plats préparés, mais aussi du lait dans les bouteilles et briques de lait et du lait dans les produits laitiers. Une exception française.

Achat patriote

"Sur les marques distributeurs, ça avance dans le bon sens, en revanche, sur les grandes marques, ça coince encore", résument-ils en stickant bons et mauvais élèves. "On nous évoque des stocks d'emballages à finir, il y a toujours des justifications", se désolent les éleveurs. "Le consommateur doit pouvoir savoir d'où ça vient. Je ne vois pas pourquoi on devrait avoir une traçabilité irréprochable dans nos exploitations et arrivé chez les industriels, tout cet effort disparaît", dénonce Thomas Guégan qui constate que la loi est contournée. "Nous voyons des recettes de ravioli avec moins de 8 % de viande, seuil pour échapper à l'obligation d'étiquetage, idem sur des crèmes dessert avec moins de 50 % de lait". Une démarche bien accueillie par des consommateurs pour qui le travail sur l'origine est devenu audible et légitime avec l'argument "ce sont les emplois de vos territoires". "Même si le porte monnaie arbitre encore", note Thomas Guégan. Un thème qui sera au centre de l'assemblée générale de JA 56, le 14 mars prochain, à Muzillac.

Claire Le Clève

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