Terra 10 mars 2016 à 09h00 | Par Claire Le Clève

AG de la FDSEA : Quel syndicalisme demain ?

A l'orée de ses 70 années d'existence, en pleine mobilisation, la FDSEA du Morbihan a choisi de refaire son histoire et de s'interroger. Comment s'incarnera le syndicalisme demain ? Il en sera question, entre action/lobbying, lors de la prochaine assemblée générale, le 18 mars au lycée la Touche de Ploërmel,

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Marie-André Luherne, secrétaire générale de la FDSEA "Nous étions nombreux. Il y avait beaucoup de jeunes, beaucoup de non syndiqués aussi. Çà nous a conforté en nous démontrant que notre action est juste et légitime."
Marie-André Luherne, secrétaire générale de la FDSEA "Nous étions nombreux. Il y avait beaucoup de jeunes, beaucoup de non syndiqués aussi. Çà nous a conforté en nous démontrant que notre action est juste et légitime." - © claire le clève

 

"Ce sont les 70 ans de notre fédération et on a souhaité faire une pause, un état des lieux et puis essayer de regarder où l'on va", cadre d’emblée Marie-Andrée Luherne, secrétaire générale de la FDSEA du Morbihan. Alors Samuel Méens, sociologue, refera ce pan d'histoire, "pour ne pas oublier nos valeur, ce qui nous fonde". Et c'est aussi d'une organisation très structurée, depuis l'échelon local et département, fédéré jusqu’au plan national, dont il sera question. "Hiérarchisée et pyramidale, mais c'est de la base dont les actions doivent émaner, et non l'inverse", appuie-t-elle. Et de rappeler les actions locales morbihannaises sur le Manger français dès 2011, reprises au niveau national par la suite. "Redire quelles sont nos valeurs, je trouve cela fondamental. Regarder de nouveau pourquoi on se bat, sur quels principes, sont-ils transposables dans ce monde qui évolue ? ". Et c'est toute la question de la modernité syndicale qui cherche sa légitimité sociale dans un environnement ou l'individu et l'individualisme revendiquent leur tentation.

 

Un syndicat d'hommes et de femmes

 

Face à cela, "nous sommes un syndicat d'hommes et de femmes qui vivent de leur métier même si on parle beaucoup de prix.On va mettre des mots sur les maux qu'on vit. La solidarité, c'est une valeur forte. Le retour sur l'histoire va nous permettre de voir que les problématiques sont un éternel recommencement", enchaîne la responsable. Alors un syndicalisme plutôt d'action ou de lobbying ? "C'est un mixte des deux. Ils faut des actions fortes. L'exemple récent nous le montre, que pour attirer l'attention des médias, il en faut. Ensuite, les revendications doivent être portées au niveau politique, et là c'est du lobbying pour amener la bonne l'info auprès des interlocuteurs qui ont de l'influence". Deux temps nécessaires et complémentaires avec pour se réconforter, l'affluence sur les actions y compris dans la durée. "Nous étions nombreux. Il y avait beaucoup de jeunes, beaucoup de non syndiqués aussi. Ça nous a conforté en nous démontrant que notre action est juste et légitime. On est dans le vrai. C'est le reflet de ce qui se passe dans nos campagnes. Nous sommes l'interlocuteur qui peut répondre à leurs attentes. Tous ces sympathisants qui ont donné du temps en verront les résultats. On espère qu'ils concrétiseront tout ça par des adhésions. Et nous, vis à vis de nos interlocuteurs, nous avons aussi gagné en crédibilité".

Claire Le Clève

 

"On est dans le vrai, c'est le reflet de ce qui se passe dans les campagnes"

 


 

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