Terra 13 mars 2013 à 11h59 | Par Claire Le Clève

Baisse des contrats en Volaille - "Très mauvais signe pour le renouvellement des générations"

Les moins de 40 ans ne sont que 8 % des aviculteurs en Morbihan, premier département avicole. La baisse de leur contrat est un très mauvais signe en matière de renouvellement des générations pour les responsables de la section avicole JA et FDSEA. Ils en demandent l'annulation.

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Pour ces jeunes aviculteurs
morbihannais, la baisse des contrats annoncée par leurs groupements
les prive de la moitié de leurs revenus.
Pour ces jeunes aviculteurs morbihannais, la baisse des contrats annoncée par leurs groupements les prive de la moitié de leurs revenus. - © claire le clève

Plumelec, mardi 12 mars. "Nous
allons perdre 6 800 euros en 5 mois sur une bande de dindes. Ça
s'ajoute aux frais et à l'augmentation de la durée des vides
".
Johanne Ménage s'est installé en 2007, rejoint en 2012 sur les 3400
m2 de l'exploitation avicole, par Régis Le Cam. "A l'année,
ce sont 15 000 euros de moins. La moitié de notre résultat
disparaît et pourtant, il va bien falloir rembourser nos
bâtiments !
". Une situation que les plus de 50 ans,
soit 50 % des éleveurs avicoles, ne vont pas connaître. "Leur
parc est déjà amorti
", résume Fabrice Caro, responsable
de la section avicole à JA 56.


"Annuler la baisse pour les jeunes
installés"


Un bien mauvais signe adressé pour le
renouvellement des générations en aviculture, selon Jean Michel
Choquet, président de la section avicole de la FDSEA. "Pendant
10 ans, entre 1999 et 2008, il n'y a pas eu un bâtiment de construit
dans le département qui a perdu 30 % de sa production. Ces jeunes
viennent d'investir, il faut les mettre à l'abri
". Un
message d'autant moins cohérent, pour eux, que des aides viennent
d'être débloquées afin de soutenir rénovation et création de
bâtiments. "On aurait jamais cru ça de nos groupements",
note avec dépit Fabrice Caro. Car s'ils estiment que le dossier Doux
fait ombrage, que les outils industriels doivent se moderniser,
qu'acheter français doit devenir un réflexe pour tous, y compris la
restauration hors foyer et que des hausses doivent passer..."Que
nos groupements annulent cette baisse
", enjoignent-ils à la
veille d'assemblées générales qui pourraient être houleuses.



Claire Le Clève





 


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