Terra 12 octobre 2017 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Blé Noir Tradition Bretagne fête ses 30 ans !

Blé Noir Tradition Bretagne, association reconnue organisme de défense et de gestion (ODG), fête ses 30 ans d'existence. L'occasion de se doter d'une nouvelle identité visuelle et de renforcer sa communication autour de l'IGP (indication géographique protégée).

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Pour ses 30 ans, la filière Blé Noir Tradition Bretagne s'offre une nouvelle identité visuelle.
Pour ses 30 ans, la filière Blé Noir Tradition Bretagne s'offre une nouvelle identité visuelle. - © Terra

Producteurs, organismes stockeurs et meuniers sont tous réunis au sein de Blé Noir Tradition Bretagne, basée à Ploërmel (56). Ainsi, il y a 30 ans, tous les acteurs de la filière ont décidé de se regrouper pour relancer la production de blé noir de Bretagne. "Nous avons obtenu l'indication géographie protégée (IGP) en 2010 pour notre farine après un long combat", souligne Christine Larsonneur, directrice de l'ODG. Une IGP qui se traduit par "l'application d'un cahier des charges très strict chez l'ensemble de nos adhérents et qui garantit la provenance bretonne et une traçabilité et qualité irréprochable", ajoute la directrice, qui précise qu'il n'y a aucun produit de traitement sur les cultures. Cette victoire a permis de valoriser la farine de blé noir de Bretagne, encore trop méconnue alors que le secteur est en forte concurrence, avec les pays de l'Est, la Chine ou le Canada.

3 000 hectares cultivés

L'avantage de cette culture, c'est que sa conduite est simple et qu'elle étouffe les mauvaise herbes. "C'est une culture triennale, sans intrants, qui permet de se diversifier. C'est une bonne tête d'assolement, et même si le rendement et les marges sont faibles, c'est une culture relativement facile et gratifiante, qui nécessite peu d'investissement financier au départ", témoigne Fabrice Sablé, agriculteur du Morbihan, qui cultive six hectares de blé noir cette année. Son ennemi principal ? Le Datura, plante invasive et toxique qui peut être plus robuste que le blé noir et qui oblige les producteurs à détruire une quinzaine d'hectares par an. Sur la Bretagne "historique", c'est une moyenne de 3 000 hectares qui sont cultivés chaque année, pour 3 000 tonnes produites, soit entre huit et neuf hectares par producteur.

Du côté des organismes stockeurs, ils sont chargés de la collecte, du triage, du séchage, du stockage et de la commercialisation de la graine de blé noir. Sur le territoire de l'IGP, on compte trois organismes stockeurs et neuf moulins, chacun ayant sa particularité. Écrasée sur cylindre ou à la meule de pierre, la farine varie suivant l'affinage et le savoir-faire de chaque meunier. À l'image du moulin de Hurnel (56) de Jean-Pierre Bertho, transmis de père en fils depuis sept générations. "Le blé noir, lorsqu'il est livré au moulin, passe par plusieurs phases de nettoyage et de tri, avant d'être écrasé. Le passage entre les cylindres ou les meules, permet de séparer la graine de la cosse, puis de pulvériser la graine en semoules de différentes tailles pour en extraire la farine", explique Jean-Pierre Bertho.

Enfin, à noter que depuis début octobre, Régalette est devenue la première crêperie industrielle à lancer une galette avec de la farine de blé noir de bretagne IGP. L'entreprise, implantée près de Vannes, propose ainsi une galette 100 % bretonne !

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