Terra 16 mars 2017 à 08h00 | Par Thomas Vivien, Jeunes Agriculteurs de Bretagne

Caresser le c. des vaches c'est bien... mais on attend du concret !

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Thomas Vivien, Jeunes Agriculteurs de Bretagne
Thomas Vivien, Jeunes Agriculteurs de Bretagne - © Terra

Le Salon de l’agriculture a fermé ses portes à 90 jours de l’élection présidentielle, laissant une lueur dans une crise dont nous n’espérons plus voir la fin. De nombreux candidats sont passés sur le stand Jeunes Agriculteurs pour trouver l’inspiration dans notre manifeste pour l’agriculture de demain, qui semble être la grande oubliée des discours jusque-là ! Nous sommes persuadés que l’agriculture a un bel avenir devant elle à condition qu’elle ne soit pas toujours reléguée au rang d’amortisseur dans les relations commerciales, et soumise aux fantasmes d’extrémistes "bobos-ecolos anti-tout".

À ce titre, nous proposons une agriculture de type familiale, sur des exploitations viables, vivables et transmissibles. Résolument tournée vers l'avenir en remettant l’humain au cœur de la politique tout en tenant compte des réalités de notre monde. Pas d’agriculture demain sans renouvellement des générations, nous l’avons compris il nous faut un véritable soutien en ce sens. Ce n’est pas en amputant le budget alloué à l’installation pour combler le vide causé par des MAEC - qui ont rencontré un vif succès (et oui ! on peut mettre Bretagne et respect de l’environnement dans la même phrase !) - que nous pourrons accompagner les porteurs de projets dans une démarche plus adaptée et plus ancrée dans le temps. Nous attendons également un engagement ferme et ambitieux dans la valorisation de nos pratiques vertueuses sur notre territoire mais aussi à l’international. Les produits français ne sont pas seulement irréprochables qualitativement. Ils véhiculent des valeurs environnementales, morales et sociétales. Certains élus l’ont bien compris, c’est pour cela que la démarche "manger français" prend de l’ampleur.

En revanche, nous ne tolèrerons plus que des filières entières soient sacrifiés au profit d’autres secteurs économiques. L’État français est fier de son aviation, tant mieux ! Mais il ne faudrait pas oublier un autre secteur d’excellence : l’agriculture, qui n’est pas délocalisable. Le ministre des armées va vendre des avions ? Le ministre de l’agriculture doit aller vendre des steaks et des yaourts ! Pour retrouver la quiétude, il n’existe pas une mais des solutions et à chaque maillon de nos filières d’apporter sa pierre à l’édifice. Reprenons du poids dans l’ensemble du monde qui nous entoure en nous réappropriant nos outils, nos produits, notre image mais pour tout ça il nous faut un cadre légal, juste et équitable entre toutes les parties. Toutes les formes d'agriculture ont leur place dans la mesure où elles correspondent à des attentes des consommateurs. Et chaque forme d'agriculture doit pouvoir être une source, un potentiel d'installation.

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