Terra 12 mars 2016 à 08h00 | Par Claire Le Clève

Confédération paysanne : s'organiser

Face à la crise structurelle que la Confédération Paysanne a dénoncé lors de son assemblée générale, le 29 février dernier à St Allouestre, le syndicat esquisse ses solutions (lire terra n° 521 page 13). Localement, l'organisation collective, peut y répondre.

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A la tribune pour l'Assemblée générale de la Confédération Paysanne, Soazig Le Bot et

Laurence Voisin, administratrices CP56, Bernard Mivelle, de la Fruitière Comté Jacques Chiron, de Biolait et Gilbert Le Jeloux, de Payzons Ferme
A la tribune pour l'Assemblée générale de la Confédération Paysanne, Soazig Le Bot et Laurence Voisin, administratrices CP56, Bernard Mivelle, de la Fruitière Comté Jacques Chiron, de Biolait et Gilbert Le Jeloux, de Payzons Ferme - © CP

A défaut de crise, les adhérents de la Confédérations paysanne préfèrent parler du "malaise dans le milieu paysan, on parle de crise structurelle pour l'agriculture et elle ne va pas s'arrêter bientôt", estime Julien Brothier, porte-parole morbihannais. "Nos adhérents ont mis en place des systèmes de production avec une forte maîtrise de leurs charges, de leurs investissements, beaucoup d'autonomie. Ça les met plus à l'abri, même si ça n'empêche pas la baisse des revenus. Elle ne met pas en péril nos fermes". Pour autant, le syndicat est allé puiser à la source d'organisations collectives, les voies créant "des conditions de prix stables et rémunérateurs pour les paysans".

 

Autonomie et filières

Et c'est à partir des exemples de Payzons-ferme, association de producteurs et sélectionneurs de pommes de terre, créée à Neuillac (56), ou de la fruitière en Comté de Nozeroy (Jura) et encore de la coopérative Biolait (700 fermes-65 départements) créée dans le Morbihan, qu'ils y ont réfléchi. "C'est avant tout mettre en place des démarches de qualité parce que le consommateur est prêt à acheter. C'est recréer des filières, en lin, en protéines végétales, betteraves sucrières pour diversifier les productions, avoir de l'autonomie et des outils collectifs de transformation. Tous ces exemples nous confortent. Cela marche bien, il y a de l'humain. Ce n'est jamais simple mais ça dure, c'est donc possible", résume le producteur de brebis fermières en transformation à la Vraie-Croix. Autant exemples "pour repartir avec des pistes et être force de propositions".

Claire Le Clève

 

 

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