Terra 25 février 2016 à 08h00 | Par Chantal Pape

Crise : enfin des avancées ?

Si les cours au plus bas ont entraîné une exploitation finistérienne sur trois dans une situation compliquée, la chambre d’agriculture estime que les mesures obtenues ces derniers jours vont dans le bon sens.

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De gauche à droite : Alain Hindré, vice-président de la chambre d’agriculture, André Sergent, pésident, et Sophie Jézéquel, vice-présidente.
De gauche à droite : Alain Hindré, vice-président de la chambre d’agriculture, André Sergent, pésident, et Sophie Jézéquel, vice-présidente. - © Chantal Pape

"En lait, l’exploitation finistérienne moyenne perd 1 700 € de trésorerie par mois. En porc, la chute est de 8 000 €/mois". En amont de la session de la chambre d’agriculture, qui se tient le 25 février à Quimper, André Sergent a fait le point mardi dernier sur la crise que traverse actuellement la profession. "Un tiers des exploitations du département est menacé".

Si la mobilisation a été forte ces dernières semaines, le président de la chambre d’agriculture estime que quelques avancées ont été obtenues. "La diminution du taux des cotisations sociales va nous amener à un niveau comparable à nos concurrents européens. Et le CICE a évolué, notamment pour les coopératives qui travaillent la viande". Aux producteurs de porc, le fonds de soutien initié par la FNSEA devrait aussi apporter rapidement de l’argent frais. "Et Jean-Yves Le Drian a bon espoir de parvenir, d’ici peu, à ouvrir les frontières de la Russie".

Pour André Sergent, le plan porcin que le président de la Région Bretagne a présenté le 22 février à Rennes est aussi porteur d’espoir. "Il va soutenir la différenciation des marchés. Et la Région cherchera à développer la consommation de viande d’origine France dans la restauration collective". Deux initiatives qui ne porteront leurs fruits que dans le cadre d’un étiquetage de l’origine des produits, que Stéphane Le Foll a obtenu de Bruxelles pour la France à titre d’expérimentation.

Si un plan a été obtenu pour le porc, les élus travaillent maintenant à obtenir la même chose pour le lait. "Il faut aussi que les organismes de service, dont les coûts ont explosé, se posent les bonnes questions, rajoute Alain Hindré. Et que l’on accompagne les agriculteurs qui devront arrêter". Un volet que le vice-président de la chambre d’agriculture travaille avec le Conseil départemental. "Le plan départemental insertion peut être une opportunité pour bénéficier de formations pour changer de métier, comme les autres secteurs d’activité".

 

 

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