Terra 01 décembre 2017 à 08h00 | Par Chantal Pape

De la région au local, territoire, la chambre d'agriculture répond présent

Si la régionalisation a été engagée pour mutualiser un certain nombre de compétences, les élus de la chambre d'agriculture ont réaffirmé haut et fort leur volonté d'ancrage au territoire.

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Parmi les dossiers dans lesquels la chambre d'agriculture s'implique fortement au niveau local figurent les PAT, les projets alimentaires territoriaux, portés jusqu'à présent par Sophie Jézéquel, vice-présidente (à gauche sur la photo), et Joëlle Péron, du service Territoires.
Parmi les dossiers dans lesquels la chambre d'agriculture s'implique fortement au niveau local figurent les PAT, les projets alimentaires territoriaux, portés jusqu'à présent par Sophie Jézéquel, vice-présidente (à gauche sur la photo), et Joëlle Péron, du service Territoires. - © Chantal Pape

Si la régionalisation a été engagée pour mutualiser un certain nombre de compétences, les élus de la chambre d'agriculture ont réaffirmé haut et fort leur volonté d'ancrage au territoire.

"Notre projet politique régional est clair : être utile aux agricultrices et aux agriculteurs pour relever les défis de l'agriculture de demain". Alors que le projet Convergence des quatre chambres d'agriculture bretonnes est rentré dans sa phase opérationnelle en début d'année, André Sergent a profité de la session, le 28 novembre dernier, à Quimperr, pour faire le point. "Nous avons retenu quatre orientations : assurer la pérennité des exploitations agricoles, professionnaliser le métier de chef d'entreprise, promouvoir l'agriculture dans toutes ses dimensions, favoriser le développement durable des entreprises, des filières et des territoires".
Quatre territoires
"Directive nitrates, Pac... beaucoup de décisions stratégiques se prennent désormais au niveau régional". Les chambres d'agriculture se devaient donc d'y avoir une présence forte. "La chambre régionale est un lieu de concertation, d'orientation et de décision", rappelle André Sergent. En plus d'un échelon départemental, "garant de l'animation et de l'expression territoriale", la chambre d'agriculture entend aussi descendre politiquement au niveau du territoire, pour coller à la loi Notre et la création des EPCI, établissement public de coopération intercommunale.
Le Finistère a donc été découpé en quatre territoires. "Dans chacun d'eux, un comité territorial sera composé d'élus de la chambre, mais aussi de responsables syndicaux et des comités de développement et ouvert aux agriculteurs du territoire", précise Olivier Manceau, le directeur de la chambre d'agriculture. Pour les piloter, des binômes élus référents/chargés d'animation ont été nommés : Alain Hindré et Joëlle Péron à Brest, Thierry Merret et Gaëlle Guiocheau à Saint Pol/Morlaix, Jean-Hervé Caugant et Emmanuelle Le Diouris dans le Centre, Sophie Enizan et Hervé Le Goff dans le Sud. "Elu référent et comité territorial seront les interlocuteurs des collectivités au niveau local et chargés de représenter l'agriculture, d'accompagner l'émergence de projets et de mobiliser les agriculteurs". De son côté, le chargé d'animation mobilisera les compétences des conseillers spécialisés de la chambre d'agriculture, en fonction des besoins. "Des compétences que nous tenons à conserver dans les antennes", au plus près des besoins des agriculteurs.
PAT et PCAET
Cette territorialisation de la chambre d'agriculture est aussi l'occasion de se familiariser avec de nouveaux sigles. "Pour le moment, on compte 10 PAT en Bretagne, dont trois dans le Finistère", indique Sophie Jézéquel, vice-présidente. Ces projets alimentaires territoriaux, créés par la loi d'avenir de 2014, visent "à rapprocher les producteurs, les transformateurs, les distributeurs, les collectivités territoriales et les consommateurs. Mais aussi à développer l'agriculture sur les territoires". Dès lors, hors de question pour la chambre d'agriculture de ne pas y être. "Sinon, les choses se feront sans nous, analyse Sophie Jézéquel, qui y voit aussi une formidable occasion "de faire reconnaître les efforts que les agriculteurs réalisent depuis des années pour répondre aux attentes sociétales, redonner de la valeur aux produits agricoles et agroalimentaires et réaffirmer la fierté d'être agriculteur".
Autre nouveauté, les PCAET, les plans climat air énergie territoriaux sont désormais obligatoires dans les EPCI comptant plus de 20 000 habitants. "Là aussi, il faudra y être", prévient Hervé Sévenou, membre du Bureau. Car à elle seule, l'agriculture est responsable de 20 % des gaz à effet de serre en France. Et, comme tous les autres secteurs d'activité, elle sera mise à contribution pour les réduire. "Pour aller plus vite dans la construction des plans d'action agricoles, nous avons imaginé une boîte à outils, mise à disposition des territoires", indique Hervé Gorius, ingénieur d'études énergie et climat. Mise en ligne d'ici la fin de l'année, elle sera une "porte d'entrée" pour entamer les discussions au niveau local.


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