Terra 10 novembre 2016 à 08h00 | Par Chantal Pape

Du veau limousin en circuit court

Neuf éleveurs de Limousines du Centre Bretagne approvisionnent depuis cinq ans le rayon boucherie traditionnelle du Leclerc de Carhaix. D'ici peu, ils élargiront la gamme, en proposant également du veau.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Veau, boeuf, porc, mouton, volaille : la totalité de la viande proposée à la boucherie traditionnelle du Leclerc de Carhaix provient d'élevages situés à proximité du magasin.
Veau, boeuf, porc, mouton, volaille : la totalité de la viande proposée à la boucherie traditionnelle du Leclerc de Carhaix provient d'élevages situés à proximité du magasin. - © Chantal Pape

"Nous voulions vivre de notre métier". Il y a un peu plus de 6 ans, une poignée d'éleveurs de Limousines ont uni leurs forces pour approvisionner, ensemble, les grandes surfaces. Ils commencent par l'enseigne Leclerc de Pont l'Abbé puis, un an plus tard, celle de Carhaix lui emboîte le pas.

Le bouche-à-oreille et des animations régulières en magasin boostent les ventes et, aujourd'hui, le groupe comprend neuf éleveurs, en Finistère, Côtes d'Armor et Morbihan. "Entre-temps, nous avons bâti notre propre cahier des charges, afin de proposer une viande haut de gamme, indique Dominique Bellec, l'un des éleveurs. Et, pour que le consommateur trouve un produit homogène d'un bout à l'autre de l'année, nous engraissons désormais nos animaux avec le même aliment, élaboré avec l'aide d'un nutritionniste".

 

Un rayon 100% local

 

Dans l'intervalle, l'enseigne a voulu accentuer cette démarche d'achat de proximité. Et son rayon boucherie traditionnelle ne propose désormais plus que de la viande locale et tracée : du porc oméga 3 élevé à Gouézec, des volailles abattues à Landrévarzec et du mouton en provenance des Côtes d'Armor toutes proches. "Le prix est décidé en accord avec les éleveurs, en tenant compte de leurs coûts de production", indique Hervé Kermarrec, le propriétaire de l'enseigne carhaisienne. Avec un surcoût, pour le consommateur, de l'ordre de 15 à 20% par raport au rayon libre service, "mais avec une qualité différente ! Et vaches, porcs et ovins sont abattus au Faou et livrés tous les jeudis : l'abattoir aussi est local et il n'y a plus qu'un camion sur la route".

Forts de ce premier succès, les éleveurs de Limousines ont décidé d'aller plus loin et proposent désormais du veau. Abattu aux alentours de 110-130 kg, à l'âge de 4 mois, il suit jusque-là sa mère à l'étable ou aux champs. "Du coup, la viande sera plus rosée et plus maigre", indique Guy Talec. Un flyer donnera quelques conseils de cuisson aux consommateurs. Et les éleveurs ont fait appel à deux chefs, Jean-Claude Spégagne et Laurent Bacquer, pour imaginer de savoureuses recettes

 

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Terra se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 19 unes régionales aujourd'hui