Terra 22 février 2016 à 08h00 | Par FDSEA 29

Etiquetage d'origine : le business sur le dos des paysans, ça suffit !

Le Bureau de la FDSEA, réuni la semaine dernière, rappelle l’importance de maintenir la pression afin d’obtenir l’étiquetage obligatoire des produits transformés. L’action "viande de nulle part" puis "lait de nulle part" a été initiée par Jeunes Agriculteurs du Finistère il y a maintenant un peu plus d’un an afin que l’origine des viandes et du lait soit mentionnée dans les produits transformés.

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Alors que 90% des consommateurs européens souhaitent vivement que l’origine figure sur l’emballage et que le Parlement européen a adopté, en février 2015, une résolution en faveur de l’étiquetage de l’origine des produits transformés, la Commission européenne a été dans l’incapacité de proposer une réglementation européenne ! Cela a sonné comme un véritable déni de démocratie !

 

Agriculteurs et consommateurs : même combat !

 

Nos actions syndicales ont permis de faire bouger les lignes, en mettant la France face à sa responsabilité, pour accroître la transparence tout au long de la chaîne alimentaire et pousser la Commission à adopter une réglementation européenne.

Si l’indication de l’origine de la viande dans les plats transformés est un droit pour les consommateurs, c’en est aussi un pour les éleveurs français ! Depuis des semaines, la FDSEA ne cesse de revendiquer cet étiquetage, gagnant–gagnant pour les éleveurs et pour les consommateurs. Ensemble, nous avons gagné une première manche, qui est la bataille de l’opinion. La presse nationale s’est enfin emparée du débat, alimenté par une étude de l’UFC Que Choisir sur l’opacité de l’étiquetage.

 

Des vents contraires

 

Les industriels se rebiffent et font du lobbying contre l’étiquetage de l’origine, arguant de son surcoût, qui ne serait pourtant que de 0,7%. Tout simplement, ils veulent conserver de la souplesse dans leur approvisionnement en viandes, lait et légumes qui composent leurs produits transformés ! Sans traçabilité, ils peuvent aisément changer de fournisseur en fonction, notamment, du prix de vente. Et nos coopératives dans tout ça ? Qu’elles arrêtent de jouer les vierges effarouchées et qu’elles balayent devant la porte (et les frigos) de leurs filiales !

Ce défaut d’étiquetage est aussi une "aubaine" pour toute la restauration hors domicile (administration, collectivités, hôpitaux…), qui s’approvisionne allègrement à l’étranger à bas coût, et qualité low cost, et contribue ainsi à hypothéquer l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire bretons. Le business sur le dos des paysans bretons, ça suffit !

 

Restons déterminés et soudés

 

Nous n’allons pas rester les bras croisés, et encore moins laisser s’organiser la faillite de notre agriculture. Restons déterminés et soudés pour mettre la pression sur tous ceux auprès de qui il faut chercher des solutions et, en premier lieu, les politiques. La FDSEA est pleinement mobilisée pour redonner du souffle et une vision aux agriculteurs et à l’agriculture, poumons de l’économie et de l’industrie du Finistère et de la Bretagne.

Œuvrons sans délai pour des alliances fédératrices autour de notre agriculture.

 

 

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