Terra 18 décembre 2015 à 08h00 | Par Audrey Dibet

Évolution : les nouveaux taureaux bientôt disponibles

Les équipes d’Évolution ont dévoilé lors de l’indexation de décembre des jeunes taureaux toujours plus performants. Incontournables pour progresser rapidement sur des critères conformes à la stratégie génétique choisie par l'éleveur, les jeunes taureaux constituent aujourd'hui 70 % de la demande pour 30 % de confirmés.

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David Girod, responsable développement des filières lait spécialisées et Jean-Christophe Boittin, responsable Normandes.
David Girod, responsable développement des filières lait spécialisées et Jean-Christophe Boittin, responsable Normandes. - © Terra

Cinq taureaux Holstein à plus de 200 points d’ISU sont déjà disponibles, prêts à être livrés, dont deux en semence sexée. À plus de 190 points d’ISU, ils sont 25 taureaux disponibles dont 6 en sexée", remarque David Girod, responsable développement des races laitières spécialisées. En cette période clé pour les IA dans les élevages, les équipes d’Évolution ont présenté la nouvelle indexation de décembre, lors d’une conférence de presse le 10 décembre à Rennes.

Disponibles d'ici la fin d'année sur commande

En pratique, la nouvelle génération de taureaux va être disponible sur commande à la station de Saint-Aubin (35) d'ici une à deux semaines, puis en accès libre dans la cuve de l’inséminateur à partir du 1er février 2016. Ces jeunes taureaux, limités à une capacité de production de 30 000 doses par an, ne peuvent cependant pas se retrouver dans chacune des cuves inséminateur (1 000 au total) de la zone d'Évolution. C’est pourquoi "nous les répartissons dans quatre "pots" équivalents pour que chaque secteur géographique bénéficie d’une offre génétique équivalente, précise David Girod. Un jeune taureau est maintenant disponible dans une coopérative puis le sera sur une autre dans six mois. Seuls les taureaux confirmés sont disponibles sur les quatre zones en même temps". L’important, estime Évolution, est de choisir une stratégie génétique adaptée à son système de production. Au sein d’une gamme donnée, il existe toujours un taureau adapté à ses enjeux de production.

Les jeunes taureaux crèvent les plafonds

Parmi les jeunes taureaux Holstein issus du schéma XY création, James BondH2E sort particulièrement du lot. Avec 218 points d'ISU, il est leader tant sur les caractères de production (+2 en TP, +740 en lait), que sur les fonctionnels (+2,8 en santé mamelle, +2 en fertilité...) ou qu’en morphologie (+3). JetsetH2E, à 206 points d’ISU, ressort lui aussi dans différents modèles d’indexation, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Danemark. Des niveaux remarquables pour ces jeunes taureaux qui "bénéficient du cumul de générations le plus grand, souligne David Girod. Des éleveurs qui font 100 % de jeunes taureaux, il en existe mais on ne dit pas que c’est forcément la chose à faire. En moyenne, on arrive à un équilibre de 70 % de jeunes pour 30 % de confirmés".

Cette indexation était d'ailleurs l’occasion de revenir sur les performances des précédentes générations : "dans le palmarès des grandes laitières à plus de 100 000 kg, 24 des 30 taureaux les plus influents sont de Évolution". Et parmi les confirmés en production comme en morphologie, ressortent ElninioH2E qui fait partie plus que jamais du top 10 international depuis l’arrivée en lactation de ses filles de service, ou encore la taureau ExtremeH2E.

A chaque Èlevage, son orientation génétique

EdelweissH2E illustre parfaitement la gamme Volum d’Évolution, avec les meilleures primipares en production. Toujours dans cette gamme, "InterviewH2E, présent depuis quatre générations, avec 1 743 kg en lait, devient phare de notre offre", souligne David Girod. Dans la gamme +Value, le jeune Jetstream illustre à l’extrême le progrès génétique sur les taux (+3,9) sans baisser la production (+500 kg en lait et 201 d’ISU). Enfin dans la segment Autonom, Julius donne par exemple "des vaches qui se traient vite (+0,8 TR) avec suffisamment de lait (+672) pour ne pas nécessiter un trop grand effectif dans son bâtiment", énumère David Girod.

"L’important est de prendre le taureau qui corresponde le mieux à sa stratégie génétique. La sélection est beaucoup plus distribuée qu’avant, l’éleveur peut être d’autant plus précis dans ses choix". Un choix que l’éleveur axe apparemment un peu plus sur les taux aujourd’hui, constate Évolution. Et la génétique lui permet de faire ce choix sans dégrader d’autres critères : dans le top 20 en TP par exemple, les taureaux améliorent de +3 ce critère en moyenne pour 176 d’ISU.

Des gains dans toutes les races

À noter en Pie rouge, la sortie de quatre taureaux dans le top 10 de la race (Juillet, Judicieux, Jorho P et Jaiko Red) qui seront disponibles dans les cuves inséminateurs, pour tous les éleveurs, dès le 1er février.

Du côté des Normandes, un gain d’efficacité est également constaté avec une moyenne de 168 points d’ISU dans le top 20 des jeunes taureaux, dont les deux tiers sont produits par Évolution. JesperLIB, qui sera diffusé courant 2016, arrive en tête. Numéro 3 et produit en semence sexée, JammingLIB est quant à lui un taureau phare, combinant la qualité du lait (+1,8 en TP et +1,6 en TB), des femelles très robustes et quand même +633 kg lait, observe Jean-Christophe Boittin, responsable Normandes. Dans la voie "Opti", choisie par la moitié des éleveurs de Normandes, on remarque notamment deux taureaux extrêmement laitiers que sont James (+861 kg) et Jevezel (+1 170).

Enfin, la Normande verra en 2016 son indexation évoluer (lire aussi encadré) pour tenir compte du produit viande et ainsi mieux rendre compte de toutes les facettes de cette race.

Indexation sur les veaux et les JB en Normandes

Évolution est un acteur moteur, auprès de l’OS Normande, de l’orientation de la race vers la recherche de plus de valeur sur le lait et sur la viande, vers des produits davantage segmentés et haut de gamme. Des qualités spécifiques du lait (kappa-caséine, beta-caséine de type A2, calcium) cherchent ainsi à être renforcées. Concernant la partie viande, les premières indexations sur descendance sur les veaux de boucherie seront communiquées dès avril, peu après sur les jeunes bovins. Par ailleurs des travaux sont en cours au niveau de l’OS, et auxquels Évolution contribue avec les deux autres organismes de sélection (OrigenPlus et Gènes diffusion), pour établir un index "efficacité de carrière" qui prendrait en compte la production laitière mais aussi l’ensemble de la production (nombre de veaux et leur valeur ajoutée) tout au long de la vie de l’animal. "Car on ne peut pas occulter l’atelier viande en Normandes, explique Jean-Christophe Boittin. Le système laitier Normandes, c’est aussi la valorisation de la vache de réforme et l’engraissement".

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