Terra 14 janvier 2016 à 08h00 | Par Hélène bonneau

FCO : "pas d'inquiétude à avoir"

Alors que la zone de réglementation de la fièvre catarrhale ovine (FCO) a été agrandie en cette fin d'année, le GDS Bretagne rassure les exploitants de la région : "s'il faut de la prudence, il n'y a pas d'inquiétude à avoir".

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L'éleveur gardera la main sur la vaccination de son cheptel.
L'éleveur gardera la main sur la vaccination de son cheptel. - © Stéphane Leitenberger

La confirmation du foyer de fièvre catarrhale ovine (FCO) dans l'Allier le 11 septembre 2015 a activé la procédure de police sanitaire prévue pour cette maladie virale classée "danger sanitaire de première catégorie". Les températures élevées pour la saison ont aidé la propagation de la maladie. La zone de réglementation arrive aux portes de la Bretagne. En effet, le ministère de l'agriculture, dans un document édité le 29 décembre 2015 et mis à jour le 4 janvier dernier, confirme l'extension de la zone réglementée à cinquante départements dont l'Eure-et-Loir, le Loir-et-Cher et l'Indre-et-Loire. La région Bretagne reste "indemne" de toute contamination réaffirme Eric Borius, directeur productions du GDS Bretagne. "Il n'y a pas d'inquiétude à avoir pour les mois qui viennent. La période de froid qui s'annonce devrait réduire l'activité vectorielle. Les culicoïdes (moustiques propagateurs des agents pathogènes de la FCO) seront moins nombreux sur le territoire".

Une stratégie en place

Afin de prévenir l'apparition du virus, la Draaf a commandé un nouveau sondage de surveillance au GDS. Ainsi, en sus des prélèvements habituels (IBR, brucellose...), la dose prélevée sur les animaux sera également testée pour la FCO. Une démarche qui intervient en parralèle de la recherche d'un vaccin. "Les premiers vaccins devraient être disponibles à partir de février 2016", prévoit Eric Borius. Cependant, les interrogations persistent sur la disponibilité des doses. Le programme de protection de la maladie ne prévoit pas la vaccination massive des animaux. "C'est l'éleveur qui a la main sur la vaccination de son cheptel. Il pourra également administrer lui-même la dose en se la procurant chez son vétérinaire", explique le directeur productions du GDS Bretagne. Seuls les animaux envoyés à l'export devront posséder un certificat de vaccination authentifié qui nécessitera l'intervention du profesionnel de santé animale.

La déstabilisation des marchés

La propagation de la maladie a destabilisé les marchés, notamment à l'export. "Une forte baisse est constatée sur les exports en direction de la Turquie", affirme Eric Borius. Et de tempérer en rappellant que "le marché des génisses n'a pas été trop touché en Bretagne. Les éleveurs bretons sont surtout pénalisés par le prix en hausse des broutards au vu des difficultés dans le centre de la France".

- © Ministère de l'agriculture

Situation au 29 décembre 2015

La région Bretagne reste "indemne" de toute contamination réaffirme Eric Borius, directeur productions du GDS Bretagne. Par ailleurs, en date du 12 janvier dernier, le ministère de l'agriculture indique que la zone réglementée est entrée en période d’inactivité vectorielle depuis le 5 janvier, sauf dans l’Aude. L’activité du moucheron vecteur de la maladie serait fortement réduite en raison du froid. De fait, le ministère annonce que "dans le cadre des négociations ininterrompues entre l’Espagne et la France, les autorités espagnoles ont accepté que les veaux (certifié exempte de la maladie) puissent entrer sur leur territoire".

Influenza aviaire : les précautions restent de mise

Au total, à ce jour, 67 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène pour les volailles ont été détectés dans sept départements du Sud-Ouest de la France. La Bretagne est épargnée mais reste soumise aux précautions émises par le ministère de l'agriculture :
- Laissez entrer uniquement les camions et le matériel nettoyés et désinfectés. Le transporteur doit vous présenter une attestation de nettoyage et désinfection.
- Évitez de faire entrer des personnes extérieures dans vos bâtiments d’élevage.
- En fonction du niveau de risque de la zone dans laquelle votre exploitation se situe, il peut être nécessaire de maintenir les oiseaux enfermés ou de protéger les parcours par des filets protecteurs vis-à-vis de la faune sauvage.

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