Terra 01 septembre 2017 à 08h00 | Par Actuagri

Fruits et légumes : des prix en baisse en 2017, selon Familles rurales

Depuis 2007, l’association de consommateurs Familles rurales suit l'évolution des prix des fruits et légumes. Cet été, le prix du kg de fruits baisse de - 8 %, celui de légumes de - 7 % (en conventionnel), après une année 2016 marquée par une forte hausse.

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Sur 10 ans, le prix du panier de fruits a augmenté de 18,6% 
(pour une inflation à + 12,2%), le panier de légumes a augmenté de 7%.
Sur 10 ans, le prix du panier de fruits a augmenté de 18,6% (pour une inflation à + 12,2%), le panier de légumes a augmenté de 7%. - © V. Marmuse

En 2017, les prix des fruits et légumes conventionnels ont chuté de respectivement - 8 % et - 7 %, indique l’Observatoire de Familles rurales, diffusé le 24 août. Réalisée tous les ans depuis 2007, cette enquête a été menée par 54 volontaires dans 32 départements sur deux semaines (une début juin, une autre début juillet), et dans quatre types de surfaces de vente (hyper et supermarchés, hard-discounts, marchés et magasins spécialisés bio). Huit fruits et huit légumes(1) sont étudiés. "Cette baisse en 2017 s’explique peut-être par un rattrapage, l’année 2016 ayant été marquée par une forte hausse de ces produits avec + 18 % pour les fruits et + 10 % pour les légumes", rappelle Dominique Marmier, président de Familles rurales. Les prix de certains produits affichent une baisse particulièrement marquée, comme pour l’abricot (-26 %), la pomme de terre (-22 %) ou le melon (- 10 %), la hausse des surfaces cultivées n’étant pas toujours l’explication de ce phénomène.

En bio, les prix affichent une certaine stabilité après dix ans de hausse, mais les fruits et légumes restent près de deux fois plus chers qu’en conventionnel.

Sur 10 ans (7 pour le bio, étudié depuis 2010), les prix ont connu d’importantes fluctuations, avec des écarts pouvant aller de + 69 % pour l’abricot ou + 60 % pour la fraise bio entre l’année la plus basse et l’année la plus haute. Globalement, sur 10 ans, le prix du panier de fruits a augmenté de 18,6 %, plus vite que l’inflation (+ 12,2 %), le panier de légumes a augmenté de 7 %.

Pour un étiquetage dans les produits transformés

"Malgré ces fluctuations de prix, il reste possible de consommer cinq fruits et légumes par jour, comme recommandé par le Programme national nutrition santé, sans pour autant exploser son budget", souligne le président de Familles rurales. À travers cet observatoire, l’association de consommateurs vise aussi à informer les familles sur la réalité des prix et sur les recommandations nutritionnelles. L’organisation définit d’ailleurs quatre profils de famille (une famille étant composée de 2 adultes et 2 enfants) en fonction de leur comportement d’achat : pour une famille "à l’affut des prix bas", le prix moyen d’un panier mensuel, sur base d’une consommation quotidienne de 400 grammes de fruits et légumes, s’élève à 110,80 €.

A l’opposé, le prix d’un panier mensuel pour une famille adepte du bio passe à 239,84 €. Le montant s’avère beaucoup moins élevé, 126,68 €, pour une famille consommatrice de produits conventionnels, sans forcément se cantonner aux fruits et légumes les moins chers. Il est important de noter que pour ce même panier mais uniquement composé de produits français, le prix est quasiment équivalent, avec 129,48 €. "Sur nos 16 produits, 10 produits d’origine France sont moins chers ou équivalents aux produits importés", souligne Dominique Marmier. Cette origine France est d’ailleurs recherchée par le consommateur français. Pour les pousser davantage à cette consommation, le président de Familles rurales souhaiterait voir indiquer l’origine des fruits et légumes dans les produits transformés, à l’image de ce qui est aujourd’hui obligatoire avec la viande et le lait. Car les Français consomment de moins en moins de produits frais, au profit de produits transformés plus pratiques et plus adaptés à leur mode de vie. Familles rurales compte par ailleurs profiter des États généraux de l’alimentation pour inciter les consommateurs à consommer des fruits frais, mais aussi pour alerter les pouvoirs publics sur la composition des produits transformés, qui n’est pas toujours transparente. "Il est important que le consommateur sache ce qu’il mange ; les intérêts des consommateurs et ceux des producteurs sont des intérêts communs ", conclut Dominique Marmier.

(1) Pomme, melon, abricot, cerise, fraise, pêche, nectarine, poire, aubergine, carotte, courgette, haricot vert, poivron, pomme de terre, tomate, salade.

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