Terra 18 juin 2015 à 08h00 | Par Emmanuelle Le Corre

GDS Bretagne finalise sa fusion

Depuis le 1er janvier 2015, les 4 GDS bretons ont fusionné. Doté de missions nouvelles depuis un an, GDS Bretagne vogue vers un horizon considérablement élargi.

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Table ronde lors de la 1ère assemblée générale de GDS Bretagne le 16 juin à Saint-Brieuc, en présence notamment de Jean-François Tréguer, président de GDS Bretagne, Jakez Bernard, président de Produit en Bretagne et Michel Combes, président de GDS France.
Table ronde lors de la 1ère assemblée générale de GDS Bretagne le 16 juin à Saint-Brieuc, en présence notamment de Jean-François Tréguer, président de GDS Bretagne, Jakez Bernard, président de Produit en Bretagne et Michel Combes, président de GDS France. - © Terra

Journée historique pour le GDS Bretagne qui tenait sa première assemblée générale à Saint-Brieuc mardi dernier comme entité unique sur le territoire breton. Après un plan d'harmonisation des 4 GDS bretons, ceux-ci ont fusionné au 1 er janvier 2015 afin de répondre aux enjeux sanitaires multiples, aux évolutions des structures d'élevage et celles des services de l'Etat. "Il faut aujourd'hui apporter un service de plus en plus pointu en santé animale dans un contexte de plus en plus libéralisé", justifie Jean-François Tréguer, président de GDS Bretagne. Fin mars étaient dissous les 4 GDS (avec effet rétrocatif au 1 er janvier 2015) ; deux sections aquacole et avicole ce mardi 16 ont fusionné, portant à 7 l'ensemble des sections : ovine, bovine, caprine, apicole, équine, aquacole et avicole. "Aujourd'hui, GDS Bretagne rassemble 25 500 adhérents au travers de ses différentes filières, la section bovine représentant 99 % des éleveurs bovins bretons", brosse Jean-François Tréguer qui rappelle le besoin de maintenir la proximité. 49 zones en Bretagne, 1 200 délégués locaux, un comité territorial par département avec un rôle d'animation et un conseil d'administration régional. "L'animation locale repose sur des comités de zone composés de 15 à 20 éleveurs élus en assemblée générale", détaille Patrick Le Provost, directeur de GDS Bretagne.

Des missions nouvelles

Cette démarche de fusion a probablement contribué en 2014 à ce que le GDS Bretagne reçoive délégation de l'Etat pour des missions de surveillance en élevages, évolution depuis 2010 inscrite dans la nouvelle gouvernance sanitaire. Reconnu OVS (organisme à vocation sanitaire) depuis un an dans le domaine animal en Bretagne, "nous sommes chargés de l'organisation des dépistages des maladies réglementées jusqu'à la qualification des élevages bovins", explique le directeur de GDS Bretagne, ce qui n'empêche pas le GDS Bretagne de poursuivre, hors OVS, son rôle de conseils en élevage en cas de problème (élimination des animaux, aide financière...). "Vraie structure régionale, vous êtes légitime, généraliste et offrez des garanties d'indépendance", confirme le représentant de la DGAL. Car outre la nécessité d'être accrédité aux normes européennes 17020 avec contrôle annuel de la Cofrac, la mission OVS implique neutralité et indépendance. "Pas de lien entre l'économique et la santé", affirme Jean-François Tréguer. Ce que confirme le président national Michel Combes :"lier l'économique et le sanitaire, c'est faire du mauvais sanitaire". Quoiqu'il en soit, GDS Bretagne a pris un grand virage, avec le regroupement de la santé en agriculture, il pourrait accèder à des missions élargies inscrites dans les OVS : surveillance des aliments du bétail, surveillance des aliments jusqu'aux consommateurs... Dans 10 ans, GDS Bretagne pourrait avoir fortement changé de visage.

Excellence et communication

Parler de communication dans une assemblée générale du GDS Bretagne peut paraître atypique. "Vous êtes de bons éleveurs mais de mauvais communicants" a enfoncé Jakez Bernard, président de Produit en Bretagne. Michel Combes, président de GDS France acquiesce : "En permanence, nous faisons des choses bien qui devraient rassurer le consommateur. Il faut mettre un accent fort sur la communication nationale". Un des objectifs du président serait de regrouper sanitaire animal et végétal. "Là on pourrait mieux communiquer au consommateur car on maîtriserait toute la chaîne".

Des chiffres :

25 500 adhérents

1 200 délégués locaux

49 zones

142 salariés

15 millions d'euros de chiffre d'affaires

1 conseil d'administration régional

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