Terra 19 septembre 2013 à 14h08 | Par Audrey Dibet

La compétitivité des élevages avicoles et porcins en débat

Cette année la plate-forme recherche et développement du Space était consacrée aux bâtiments du futur et abordait les aspects de performance des élevages, de l’énergie et de l’environnement. Débats et échanges se sont succédés durant quatre jours, sur cette plate-forme organisée maintenant depuis vingt ans par les chambres d’agriculture de Bretagne. Extraits d’un débat organisé mercredi 11 sur le thème de la compétitivité des élevages avicoles et porcins français, face à leurs concurrents européens.

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Etaient invités à partager leurs points de vue (de gauche à droite) : Jean-Michel Choquet, président du comité régional avicole, Jean-Luc Martin, directeur de Tuffigo-Rapidex, Michel Morin, vice-président du conseil régional en charge de l’agriculture, André Sergent, président de la chambre d’agriculture du Finistère et Philippe Bizien, président du comité régional porcin.
Etaient invités à partager leurs points de vue (de gauche à droite) : Jean-Michel Choquet, président du comité régional avicole, Jean-Luc Martin, directeur de Tuffigo-Rapidex, Michel Morin, vice-président du conseil régional en charge de l’agriculture, André Sergent, président de la chambre d’agriculture du Finistère et Philippe Bizien, président du comité régional porcin. - © Terra

Jean-Michel Choquet. "44 % du poulet consommé en France vient de l’étranger notamment de l’UE. On a l’opportunité de reconquérir notre marché intérieur et on n’en a jamais été aussi près. C’est le début du rebond car il y a une véritable prise de conscience aujourd’hui. Mais les Allemands sont tellement dopés et soutenus dans la compétitivité de leurs exploitations avec entre autres des aides pour les installations photovoltaïques, nous avons aussi besoin de l’être. On a besoin de plans d’investissement".

 

André Sergent. "La chappe de plomb environnementale nous empêche d’évoluer. L’éleveur "soldat" est fatigué, usé, voire il abandonne".

 

Philippe Bizien. "En porc, on est tout sauf dans le rebond, avec une production qui ne cesse de diminuer. J’ai bien peur que le sursaut de certains élus de terrain qui se rendent aujourd’hui compte de
l’impact de l’activité agricole sur l’emploi, soit un peu tardif. Il n’est pas possible d’avoir un retournement en quelques mois. Il y a des solutions simples qui ne coûtent pas cher mais les politiques doivent être capables de prendre des décisions. Une réforme des ZES en profondeur doit pouvoir se traduire concrètement en élevage. Nos politiques doivent arrêter de tergiverser. Le temps de l’économie n’est pas celui de la politique".

 

Michel Morin. "Il ne faut pas verser non plus dans le pessimisme. Il y a des difficultés d’entreprises qui ne sont pas des difficultés de filières".

 

Jean-Luc Martin. "Il faut arrêter de minimiser la situation. Il n’y a pas que Doux ou Gad qui ne vont pas en Bretagne. Toutes les PME qui gravitent autour sont touchées. A l’étranger, c’est le boom. Nos voisins font de la technologie, des bâtiments au top. Nos éleveurs en France ont envie de taffer, ils connaissent bien leur métier, ils ont simplement envie qu’on les laisse travailler et qu’on arrête l’escalade dans les réglementations. Il manque aujourd’hui le déclic pour redémarrer, avoir à nouveau des perspectives".

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