Terra 22 juin 2017 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

La FRGeda veut surfer sur la dynamique Cap à l'Ouest

La Fédération régionale des Geda Bretagne vient de vivre une année très riche, avec l'organisation du festival national des groupes, Cap à l'Ouest. Elle souhaite désormais s'appuyer sur cette dynamique pour consolider son réseau, tout en insistant sur la plus-value qu'apportent les groupes. Alors que son assemblée générale se déroulait le 2 juin, entretien avec son président, Éric Touzard.

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Éric Touzard, président FR Geda
Éric Touzard, président FR Geda - © Terra

Le festival des groupes Cap à l'Ouest a été l'événement phare pour la FRGeda, qu'en retenez-vous ?

Eric Touzard. L'organisation du festival des groupes qui s'est tenu en début d'année 2017 a occupé toute l'année 2016 et a réuni 600 personnes. Cet événement national a permis à l'ensemble des régions de venir échanger et ça nous a permis de montrer tout le potentiel breton de nos actions collectives. C'est aussi l'occasion pour notre région de montrer aux autres notre façon de construire le collectif à travers nos quatre fédérations. Avec les 10 circuits de visites, on a abordé des thématiques nouvelles car le festival a certes traité d’agro-écologie mais surtout de l’humain. Agriculture de conservation des sols, nouvelles façons d’aborder l’organisation du travail avec le "lean management", prospective, énergie, médecines alternatives... Autant de thèmes traités avec, à chaque fois en toile de fond, l’humain et l'économique. Car, plus que l’agro-écologie, c’est la multi-performance (économique, sociale et environnementale) qui a été présentée. Ces 2 jours ont également été l’occasion de mener une réflexion interne au réseau des groupes pour bâtir la feuille de route de la fédération nationale. Et bien-sûr, le festival a été comme toujours un formidable moment de convivialité et d’échanges.

 

À propos "d'humain", comment un tel festival impulse une dynamique dans un réseau ?

E.T. D'abord, avoir mobilisé les adhérents et les responsables sur un projet commun est une grande fierté car cela correspond à la mise en mouvement de l'ensemble de nos structures, du local au national. La dynamique de réseau a été amplifiée. Cap à l'Ouest a permis également de nouer de nouveaux partenariats ou de renforcer nos partenariats historiques. On a aussi eu des témoignages de participants qui montrent la richesse des échanges et qui ont permis de susciter des vocations pour prendre des responsabilités au sein de notre structure. Tous ces ingrédients réunis procurent de nouvelles perspectives au réseau. La FRGeda Bretagne a d’ailleurs profité de cette énergie dégagée pour s’engager dès septembre 2016, dans une démarche de réflexion sur son fonctionnement et son projet dans le cadre du dispositif public DLA (Dispositif Local d’Accompagnement). Cet accompagnement extérieur doit aider les responsables bretons à consolider et construire le réseau des groupes bretons de demain. Au delà de tout ça, dans une période compliquée comme aujourd'hui, les gens ont tendance à s'isoler. Le groupe est le premier outil pour évacuer les aspects négatifs et avancer ensemble en partageant ses difficultés. Le bien être de l'éleveur, c'est la première plus-value du groupe.

 

Quelles sont les autres orientations défendues par la FRGeda pour cette année ?

E.T. .Avec la consolidation de notre réseau, l'autre orientation concerne la valorisation de la plus-value des groupes. Depuis longtemps, les groupes font énormément de travail et ce n'est pas forcément toujours vu. Dans le Finistère, une étude montre par exemple que les producteurs de lait des groupes ont un EBE aux 1 000 l supérieur de 45 euros par rapport à la moyenne des producteurs. Ce n'est pas rien dans le contexte de crise que nous vivons. Sachant que ce qui est vrai dans un contexte dur le serait aussi dans un contexte plus favorable, nous avons initié en 2016 un travail avec l'aide d'un stagiaire pour la mise en place d'un outil qui nous permet de mesurer la plus-value, au niveau économique, humain, social et environnemental. On souhaite l'affiner pour qu'il corresponde aux groupes qui l'utilisent et le tester pour y apporter des ajustements éventuels. L'étape suivante sera la valorisation de ce travail par une communication forte et adéquate. Enfin, nous souhaitons aussi créer des groupes d'échanges de pratique sur les thématiques innovantes à l'échelle régionale, voire inter-régionale afin d'éviter certaines erreurs, d'avoir à tout refaire ou tout simplement pour aller plus vite.

 

 

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