Terra 24 février 2017 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Le cheptel ovin français baisse, pas la production

L'assemblée générale des sections ovines FNO des régions Bretagne et Pays de la Loire s'est déroulée le 16 février dernier à Rennes. L'occasion notamment de faire le point sur la conjoncture.

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Pour les éleveurs du grand Ouest, "il est indispensable d'avoir une contractualisation forte pour notre filière régionale".
Pour les éleveurs du grand Ouest, "il est indispensable d'avoir une contractualisation forte pour notre filière régionale". - © Terra

Sur le marché mondial, la Chine, après une forte hausse de ses importations en 2013 et 2014, a ralenti en 2015 et s'est stabilisée en 2016, n'entraînant pas de déséquilibre sur le marché mondial. En Nouvelle Zélande, les exportations sont en chute libre (-5 % en 2016) du fait de la diminution des cheptels, elle-même étant le résultat de la disparaition des exploitations ovines au profit des bovins lait. Dans ces conditions, les interrogations sont fortes quant à l'impact à court terme du Brexit et de la dépréciation de la livre sterling par rapport à l'euro ? Pour Mylène Foussier, chargée de missions à la FNO, cela pose trois questions : "Quel sera le devenir des subventions versées par la PAC aux agriculteurs britanniques ? Quel sera l'encadrement des échanges avec l'Union européenne, après la sortie du Royaume-Uni du marché unique ? Que deviendront les contingents européens d'importation de viande ovine à droit de douane nul ?" Les experts britanniques prévoient de leur côté une hausse de leurs exportartions début 2017, notamment parce que l'agneau britannique est plus compétitif, avec l'effet direct du taux de change. Le Royaume-Uni est le premier importateur européen de viande ovine et le premier fournisseur de la France. La France, elle, est le 2e consommateur et le 3e producteur européen de viande ovine. Sur l'origine de la viande ovine consommée en France, 57 % est issue de l'importantion et 43 % abattages en France (dont 3 % d'ovins importés). La consommation française continue de baisser. Le cheptel ovin français est également en diminution alors que la production a augmenté en 2016, sous l'effet de la hausse du poids de carcasse et de l'amélioration de la prolificité des brebis. Les cours de l'agneau eux, sont aujourd'hui sous pression.

Les éleveurs bretons et des Pays de la Loire ont aussi tenu à alerter les responsables nationaux de la FNO (Fédération nationale ovine) sur le déséquilibre généré par l'abattage des Lacaunes (Roquefort) dans les outils de transformation du grand Ouest, et qui selon eux, "montre qu'il est indispensable d'avoir une contractualisation forte pour notre filière régionale". Enfin, à noter, Gilles Morvan (29) a été élu représentant de la région Bretagne à la FNO et Marc Humeau et Jean-Paul Roualt pour les Pays de la Loire.

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