Terra 25 septembre 2017 à 08h00 | Par Marc Jouvenceau

Le Glyphosate, tout le monde en parle.

Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement a affirmé, ce lundi 25 septembre, la décision du gouvernement concernant le Glyphosate. Le désherbant sera "interdit en France d'ici la fin du quinquennat". Une annonce qui a suscité beaucoup d'émois.

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- © Stéphane LEITENBERGER-Réussir

Le vote pour le renouvellement ou non de l'autorisation pour 10 ans de l'utilisation de l'herbicide total se tiendra à Bruxelles le 5 ou 6 octobre prochain et, depuis fin août, le ministère de la transition écologique annonce un vote contre de la France.

A l'approche de ce rendez-vous, des analyses réalisées à la demande de Générations Futures relancent le débat. D'après l'association de défense de l'environnement, fondée en 1996 et connue pour ses campagnes de lutte contre les pesticides, plus de la moitié (16) des 30 aliments achetés en grande surface, pour mener leur étude, contiennent (à des taux bien en deçà des doses limites de consommation) des résidus de Glyphosate.

Les agriculteurs quant à eux défendent l'utilisation du produit. Depuis une vingtaine d'années, ils se tournent vers une agriculture de conservation via des techniques culturales simplifiées, des couverts végétaux, des innovations au semis etc. Cependant, un grand nombre des évolutions suivies pour garantir la vie du sol et sa biodiversité repose sur l'utilisation de l'herbicide, et aujourd'hui, la recherche ne propose pas encore d'alternative en grande culture.

Parallèlement à l'annonce de Matignon, lors d'une réunion avec Nicolas Hulot, la FNSEA, représentée par sa présidente Christiane Lambert, a souligné le manque de raisons scientifiques pour justifier l'interdiction du Glyphosate et les impasses techniques qu'entrainerait une telle mesure sur le terrain. Par ailleurs, le syndicat s'interroge sur les incohérences du gouvernement qui multiplie depuis quelques jours les sorties sur le sujet : "Qui devons nous croire ?" et réaffirme sa position dans une logique européenne  "il est hors de question que si l'Europe dit Oui à l'autorisation du glyphosate, la France prenne une position unilatérale visant à dire Non".



 


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