Terra 18 décembre 2015 à 08h00 | Par Audrey Dibet

Le marché repartirait ce printemps

2015 n'aura pas été favorable au commerce des génisses laitières, avec une quantité d'animaux à vendre particulièrement importante en cette fin d'année. Ouest Génis' s'attend à une reprise du marché en 2016, probablement pour le printemps.  

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Pour bien vendre ses génisses, mieux vaut retarder la commercialisation au printemps.
Pour bien vendre ses génisses, mieux vaut retarder la commercialisation au printemps. - © S. Grente

Les génisses à vendre affluent depuis le 1er novembre. Le sureffectif n'est toujours pas résorbé en cette fin d'année. "La concurrence sur les prix est forte. 90 % de l'export était orienté vers d'Algérie qui est devenue peu acheteuse. Tout le monde cherche une solution de repli en exportant vers des pays où il existe le même phénomène de surcharge", détaille Gilles Serais, de Ouest Génis', la filiale d'Évolution dédiée au commerce des génisses laitières de tous âges. Et si les génisses gestantes en particulier se vendent mal, "la première solution est d'attendre que les génisses vêlent, ensuite de freiner la baisse des prix en refusant de livrer sur certains pays tels que le Lyban, conseille-t-il. On sait très bien que la demande va repartir l'an prochain. Notre position est de ne pas négocier de prix trop bas en ce moment, ce serait sinon très dur l'an prochain". Le marché a ainsi été axé cette année sur l'Espagne (+67 %), l'Italie (+47 %) et le Royaume-Uni. Au final, la part d'adultes exportés a augmenté : de 55 % en 2014 à 65 % en 2015 et jusqu'à 80 % sur le dernier trimestre. "On a quand même réussi à vendre malgré ce contexte", souligne Gilles Serais, donnant même des chiffres en légère augmentation de 4 % par rapport à 2014, avec près de 13 000 animaux dont 10 000 adultes.

Il faudra maintenant attendre le printemps prochain pour que le marché reparte. En 2016, le Maroc notamment pourrait redevenir acheteur et apporter une "bouffée" au marché. Un marché qui pourrait être cependant perturbé par la FCO, dont la menace plane toujours sur la région pour 2016.

Dans tous les cas, Gilles Serais incite les éleveurs à anticiper les ventes pour la contre-saison, pour bien vendre ses génisses, quitte à produire un peu moins de lait au printemps.

L'impact d'une réforme

En race Normande, avec un marché de la viande encore relativement haut cet automne, remplacer une femelle du troupeau peut s'avérer intéressant. "Réformer une femelle qui aurait des problèmes de santé de mamelles pour en racheter des saines constitue généralement une opération blanche dans le contexte actuel, compte tenu de la valeur de la vache, du prix du lait et des pénalités cellules évitées", remarque Jean-Christophe Boittin, responsable Normandes. Un simulateur, accessible depuis le mois dernier sur le site internet d'Évolution, a été conçu pour que l'éleveur puisse évaluer l'impact économique du remplacement et qu'il prenne ensuite plus sereinement sa décision. Synergie Normande est par ailleurs un site clair et transparent pour vendre ou acheter des génisses, avec notamment des films commentés pour la plupart d'entre elles.

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