Terra 15 novembre 2015 à 08h00 | Par Emmanuelle Bordon

Le préfet à la rencontre de la filière avicole

Le préfet du Morbihan Thomas Degos poursuit sa revue des agricultures morbihannaises. Il était ce lundi 9 novembre en visite chez un jeune aviculteur de Languidic dans l'objectif de se pencher sur la filière et notamment sur les questions d'installation et de transmission.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Le préfet Thomas Degos, au plus près des enjeux de la filière avicole.
Le préfet Thomas Degos, au plus près des enjeux de la filière avicole. - © Arnaud Hellégouarch / préfecture du Morbihan

Installé il y a bientôt 5 ans, Benoît Tréhin est aviculteur à Languidic ou il élève des dindes et des poulets. C'est son exploitation qui accueillait ce lundi 9 novembre la visite du préfet et du sous-préfet. Thomas Degos a en effet entrepris, depuis le début de l'été, d'aller à la rencontre des agriculteurs et des productions du département. Avec Benoît Tréhin et les représentants syndicaux présents (FDSEA et JA), il a évoqué les difficultés de la filière, les enjeux et les perspectives.

Premier producteur du pays

Le Morbihan est le premier producteur de volaille de France. 227 mille tonnes de volaille y sont en effet abattues chaque année pour 1,8 million de tonnes dans le pays, soit plus de 12 % de la production nationale. Cette filière est donc une activité capitale et, bien qu'elle ait souffert, c'est un secteur qui peut repartir. Elle doit pour cela se poser les bonnes questions et bien orienter son évolution, faire le lien entre l'exploitation, la situation départementale et les perspectives de marché. Il y a bien sûr un sévère problème de concurrence avec les autres pays européens et les nations outre-Atlantique. Mais on peut d'abord envisager de reconquérir le marché intérieur.

Moyenne d'âge de la profession élevée

Un des premiers problèmes de la profession avicole est la moyenne d'âge des éleveurs : 55 ans. La question du renouvellement des générations et de la transmission des exploitations se pose donc de manière cruciale. Elle se pose d'autant plus que les sommes à investir sont très importantes pour les jeunes qui s'installent. Souvent, ils parviennent à reprendre un bâtiment existant mais peinent à le moderniser et doivent souvent attendre longtemps avant d'en construire un neuf.

Des études sont en cours pour mettre en place une contractualisation mais il faut pour cela des coopératives en bonne santé.

Thomas Degos a tenu à dire que la santé des filières et des coopératives était une grande préoccupation des services de l'Etat. Il a promis des annonces à ce sujet dans quelques semaines.

 

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Terra se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui