Terra 13 octobre 2015 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Le premier site breton d'injection de biométhane fonctionne

Le premier site breton d'injection de biométhane dans le réseau GrDF a été inauguré le 30 septembre dernier à Liffré. Un exemple de la transition énergétique dans laquelle veut s'engager la Bretagne.

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A terme, le biométhane injecté pourrait fournir 30 % de la consommation en gaz de la ville de Liffré.
A terme, le biométhane injecté pourrait fournir 30 % de la consommation en gaz de la ville de Liffré. - © Terra

Le Gaec du Champ Fleury à Liffré compte cinq associés, un troupeau de 180 vaches et 260 hectares. En mai dernier l'installation, en cours de réalisation, avait reçu la visite de Stéphane Le Foll. L'occasion pour le ministre de l'agriculture et de l'agroalimentaire de faire le point sur le sujet de la méthanisation. Au Gaec du Champ Fleury, le projet a nécessité quatre années avant de voir le jour. L'investissement est de 2,5 millions d'euros, dont 500 000 euros d'aides de l'Ademe et de la Région. Le biogaz, injecté directement dans le réseau, pourrait à terme, fournir 30 % de la consommation en gaz de la ville de Liffré. Des effluents d'élevage bovin, ainsi que des déchets céréaliers et des déchets de la collectivité sont utilisés pour produire le biogaz, qui après une étape d'épuration, devient du biométhane aux caractéristiques identiques à celle du gaz. "La Région a mis en place le plan Biogaz depuis 2007 mais il a fallu attendre 2010 pour que les premiers projets apparaissent", a concédé Michel Morin. Le vice-président du conseil régional a également rappelé que "la méthanisation est une des solutions au maintien de l'élevage en Bretagne en répondant aux questions d'épandage et avec un aspect production, allié à l'environnement". Un discours qui rejoint celui du préfet de région Patrick Strzoda, qui a souligné que "la Bretagne a fait le pari de la méthanisation en misant sur la convergence entre performance économique et environnementale". Toutefois, comme l'avait déjà reconnu le ministre de l'agriculture et de l'agroalimentaire au mois de mai, la question du tarif de rachat est encore un frein et il est évident qu'il faut donner plus de lisibilité aux partenaires car le montage financier de tels projets est si important, qu'il peut mettre en péril le reste de l'exploitation.

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