Terra 20 janvier 2016 à 08h00 | Par Emmanuelle Bordon

Les Cuma toujours dynamiques

Au moment d'organiser ses réunions de secteurs annuelles, la FDCuma fait le point sur l'année passée. Entre la crise et une bonne santé qui perdure, les Cuma veulent cultiver l'innovation et tout mettre en œuvre pour rester dynamiques.

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Jean-Michel Roger, président de la FDCuma 56
Jean-Michel Roger, président de la FDCuma 56 - © Terra

8,3 millions d'euros, c'est la somme investie par les Cuma morbihannaises en 2015, contre 6 à 7 millions les années précédentes. Parmi ces investissements, deux moissonneuses, deux ensileuses, 25 tracteurs, une tonne, un épandeur... Pour Jean-Michel Roger, président de la FDCuma 56, c'est « la preuve du dynamisme des Cuma ». Le chiffre d'affaire global, lui aussi en augmentation, avoisine les 15 millions d'euros.

Nouvelles adhésions et création d'emplois

Il y a plusieurs raisons à ces augmentations. La hausse du prix des outils y est certes pour quelque chose. L'augmentation de la SAU totale suite à l'agrandissement des fermes, également. Mais il y a aussi de nouvelles adhésions, de sorte que le nombre d'adhérents varie peu, alors que la démographie agricole est en berne.

Parallèlement, les Cuma créent des emplois. Elles ont transformé quatre CDD en CDI en 2015, signe que cela correspond à un vrai besoin. La reconnaissance du fait qu'elles peuvent jouer un rôle de groupement d'employeurs a facilité les choses. Ainsi, il est désormais possible, pour un salarié de Cuma, d'intervenir avec le matériel de l'exploitant à hauteur de 49 % de son temps au lieu de 30 % auparavant. Il peut même effectuer des travaux hors cultures.

Concilier besoin des Cuma et des exploitants

Jean-Michel Roger précise qu' « il ne s'agit pas de concurrencer le service de remplacement » mais simplement de permettre au salarié de la Cuma de venir en appui dans des moments où c'est nécessaire : « Ce qu'on pouvait faire tout seul, il faut parfois être un et demi pour le faire ». Il en a résulté une évolution du profil des salariés recrutés : certaines Cuma recherchent à présent des salariés plus polyvalents, capables d'assurer la traite et les soins aux animaux.

Financièrement, le premier semestre 2015 a été normal et le deuxième, plus calme. Reste à voir quelle sera l'évolution, avec la crise qui perdure. « C'est tendu, compliqué », dit Jean-Michel Roger. En temps de crise, la question du recouvrement des factures est un sujet délicat ; c'est « lourd, usant ». La trésorerie des Cuma est en effet constituée de celles des adhérents et en cas de retard, l'ouverture de crédit est supportée par tous.

Réunions de secteurs

Pour cultiver la proximité avec ses adhérents, la FDCuma organise ses réunions de secteur annuelles. Avec un thème sur les assurances, celles-ci proposeront l'intervention d'un chargé d'affaire Groupama. La fédération a pour vocation d'aider les Cuma, elle est donc ici pleinement dans son rôle. Ces réunions ont également pour vocation de mettre les adhérents au courant avant l'AG et elles proposeront, pour terminer, un temps d'échange libre.

 

Pratique :

Réunions de secteur, à 10h30 :

Le 2 février : Cuma des Jonquilles à Caden.

Le 4 février : Cuma du Plessis au Plessis en Mauron.

Le 9 février : Entreprise Odic à Neuillac.

Le 11 février : Agence Loxam à Caudan.

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