Terra 03 juillet 2014 à 08h00 | Par Hélène Bonneau

Les éleveurs de bovins viande à la merci des décisions politiques

Coopel Bovi a fait part de son inquiétude face à la nécessité de renouveller la profession avec une si faible lisibilité du marché. Philippe Dagorne, le président de la Coopel Bovi a déclaré que "faire des grandes prévisions est extrêmement complexe tant les décisions politiques diverses et variées influent terriblement sur nos marchés européens et méditerranéen".

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La salle des fêtes de Corlay a accueilli les producteurs de la Coopel Bovi pour faire le point sur l'année 2013 et tenter de trouver des solutions à la baisse des primes de la PAC. © Terra Répartition de l'activité 2013 de la Coopel Bovi © Terra

L'organisation de producteurs a fait part de son bilan 2013 lors de son assemblée générale. Une baisse de l'activité de - 5% en 2013, soit une baisse de 600 têtes sur les 12 000 vendus en 2012. Des résultats qui dépendent fortement des décisions politiques. La nouvelle PAC en fait partie et oblige les producteurs de viande bovine a une nouvelle remise en cause. Une situation jugée "insupportable" par Philippe Dagorne qui aimerait arrêter de devoir "faire de la politique".

Le cas de la Pologne

L'interdiction de l'abattage rituel au 1er janvier 2013 en Pologne a freiné les exportations vers la Turquie, principal client de viande halal. Pour compenser cette perte de débouché, le marché s'est repositionné sur les pays européens. Philippe Dagorne indique que "ces animaux ont fini par arriver sur le marché intérieur en faisant lentement reculer le tarif des jeunes bovins". Un effet boule de neige que les producteurs de viande bovine françaises subissent.

Le cas de l'Algérie

A contrario, l'ouverture d'un contingent à droit nul a permis d'expédier environ 6 000 têtes d'animaux maigres au moment des fêtes de fin d'année. Philippe Dagorne indique que "l'ouverture d'un contingent sur l'algérie en fin d'année a permis de relancer le marché des broutards ainsi que quelques animaux finis". De nouveaux débouchés peuvent apparaître et des marchés sont encore préservés, comme les labels Limousin et Blond d'aquitaine, qui restent "imperturbables". Pour combien de temps encore.

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