Terra 27 novembre 2015 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Les Fermiers de Janzé croient en l'avenir de la production label

La coopérative des fermiers de Janzé espère 20 nouveaux poulaillers en 2016. Un signe de bonne santé pour ses 170 éleveurs réunis le 17 novembre dernier pour leur assemblée générale.

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Patrick Giboire, président des Fermiers de Janzé, Denis Lambert, P-DG de LDC © Terra Christophe Pajot, directeur de l'abattoir SNV à Château Gontier. © Terra

"La SNV (Société normande de volailles) a confiance en l'avenir et nous allons nous engager dans un plan de soutien pour de nouveaux bâtiments car on pressent un marché pour l'avenir. Il y aura également un complément de rémunération, un léger ajustement pour donner un coup de pouce. L'objectif est de consolider l'abattoir et toute la démarche commerciale que l'on a mis en place depuis quelques années". Le discours de Christophe Pajot, directeur de l'abattoir de Château Gontier, présent à l'assemblée générale des Fermiers de Janzé, avait de quoi donner le sourire à Patrick Giboire, le président de la coopérative janzéenne. Et si ça ne suffisait pas pour donner de l'optimisme aux éleveurs de poulets label, Denis Lambert, P-DG de LDC, également présent, a lui aussi mis en avant un avenir prometteur. Viande bon marché, recommandé par le corps médical, sans tabou religieux, et que l'on retrouve dans toutes les cuisines du monde, la volaille est encore la seule viande qui continue à se développer dans le monde entier. "Le poulet label est un produit résolument moderne, car de qualité et de plus en plus en plus de consommateurs regardent le bien-être animal et le respect de l'environnement", a notamment souligné Denis Lambert. Et le P-DG de LDC de préciser : "la filière doit avoir des éleveurs performants et il faut être vigilant car nous faisons un métier où les erreurs se payent très cher, encore plus dans un monde qui bouge très vite".

La Fête du chapon

À un mois de la fête du chapon, Jean-Yves Sourdril, président de la commission communication est revenu sur l'événement qui se déroulera du 20 au 22 décembre. Comme l'an dernier, c'est à Rennes, halle Martenot, qu'aura lieu la fête, avec comme d'habitude des démonstrations culinaires et des ateliers de découpes de volailles qui seront proposés aux visiteurs. L’espace de réservation de chapons auprès des boucheries partenaires d’Ille-et-Vilaine sera à nouveau proposé place des Lices et le concours des Toqués de Janzé est reconduit. Il s’adressera cette année à trois métiers : cuisinier, pâtissier et serveur, alors que le jury sera composé de chefs étoilés, de Meilleurs ouvriers de france et de chefs locaux. Des nouveautés et des surprises sont également au programme.

Une nouvelle gamme

Enfin, à noter qu'une nouvelle gamme, "le toqué" va voir le jour à partir du mois de janvier. Il s'agira d'un chapon et d'un poulet, dont "le calibre sera plus élevé et la qualité encore supérieure", a souligné le président de la coopérative. Il sera uniquement vendu dans les boucheries traditionnelles.

Philippe Guillet, de la chambre d'agriculture 72 et Jean-Charles Vicet, de la chambre d'agriculture 44.
Philippe Guillet, de la chambre d'agriculture 72 et Jean-Charles Vicet, de la chambre d'agriculture 44. - © Terra

Les systèmes agroforestiers en volailles

Philippe Guillet, de la chambre d'agriculture de la Sarthe et Jean-Charles Vicet, de la chambre d'agriculture de la Loire Atlantique ont présenté l'intérêt d'aménager un système agroforestier sur son parcours. En effet, un parcours aménagé peut être un véritable plus pour les volailles, pour l'agriculteur, pour l'image de la production et pour l'environnement. Un parcours doit protéger contre le vent, apporter de l'ombrage, et donner des repères pour les poulets pour gérer leurs déplacements. D'un point de vue environnemental, l'arbre consomme l'azote, baisse la teneur en phosphore et compense les émissions de carbone... Pour autant, il n'existe pas de modèle unique, chaque projet étant personnalisé en fonction de la situation topographique, du type de sol, de l'orientation des bâtiments, des vents dominants ou encore de l'accessibilité et de la gestion des eaux de pluie.

Quant à la conception, c'est une réflexion à mener à plusieurs, entre l'agriculteur, le technicien avicole et l'agroforestier. Les bases étant la préparation du sol, le choix des végétaux, le paillage, et la protection. Un investissement certes, mais qui paye sur le long terme.

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