Terra 10 février 2017 à 08h00 | Par Chantal Pape

Négociations tarifaires GMS-industriels : le coup de semonce des JA

Alors que les négocations tarifaires entre grande distribution et industriels battent leur plein, les JA et la FDSEA sont venus rappeler aux GMS que les producteurs ne veulent plus être la variable d'ajustement dans des prix toujours tirés vers le bas.

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A Brest, c'est en tracteur que les agriculteurs se sont rendus dans les grandes surfaces.
A Brest, c'est en tracteur que les agriculteurs se sont rendus dans les grandes surfaces. - © Terra

"Nous voulons sensibiliser les GMS à la valorisation de nos produits toutes filières confondues : lait, porc, volaille, légumes...". Avec le soutien de la FDSEA, les Jeunes agriculteurs se sont rendus, le 1e février dernier, dans les grandes surfaces brestoises et quimpéroises. Et ont échangé avec les responsables de rayons ou du magasin. "Nous voulons éviter les dérapages connus ces dernières années dans les négociations tarifaires entre grande distribution et industriels, indique Florian Salaün, membre du Bureau des JA. Et nous sommes venus dans le calme porter nos revendications, pour que les responsables les relaient au niveau national. Mais si nous ne sommes pas écoutés, le ton pourrait se durcir rapidement".

A Quimper comme à Brest, les producteurs ont rendu visite aux enseignes Leclerc, Carrefour et Géant.
A Quimper comme à Brest, les producteurs ont rendu visite aux enseignes Leclerc, Carrefour et Géant. - © Terra

Une table ronde pour y voir plus clair

 

Venus en tracteur, les producteurs de la région brestoise ont obtenu la tenue d'une table ronde entre Leclerc, Laïta et les JA. "Tous les ans, le discours des GMS et des industriels est le même : c'est la faute de l'autre si le prix d'achat de nos produits n'augmente pas. Cette fois, on en aura le coeur net". Connaissant le prix d'achat de leurs produits et le prix de vente en rayon, les JA en profiteront pour essayer d'en savoir plus sur les marges des uns et des autres. "Nous aimerions savoir où va la valeur ajoutée".

Les agriculteurs ont aussi vérifié en rayon si l'étiquetage d'origine des produits avance. "Il est obligatoire depuis le 1e janvier dernier", rappelle Florian Salaün. Mais les industriels ont jusqu'au 31 mars pour s'y conformer, le temps d'écouler leurs stocks d'emballages. "Quelques produits sont déjà étiquetés : un effort a été fait".

 

Les agricultrices aussi

 

Hasard du calendrier, c'est aussi le 1e février que les agricultrices de la FDSEA et des JA ont été reçues par Pascal Lelarge, préfet du Finistère. "Nous avons mis l'accent sur l'impact de la crise sur les familles agricoles, explique Agnès Kerbrat, vice-présidente de la FDSEA et présidente de la section régionale des agricultrices. Nous lui avons aussi remis le document réalisé cet été sur le ressenti des agricultrices face à la crise".

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