Terra 10 septembre 2015 à 08h00 | Par Chantal Pape

Neuf éleveurs limousins livrent en direct deux grandes surfaces

Voilà 5 ans déjà que des éleveurs du Centre Bretagne écoulent une partie des femelles de leur troupeau limousin auprès des Centres Leclerc de Carhaix et Pont l'Abbé.

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Autour d'Hervé Kermarec, propriétaire du Leclerc de Carhaix, les éleveurs de Limousines qui livrent l'enseigne toutes les semaines en femelles de moins de 7 ans.
Autour d'Hervé Kermarec, propriétaire du Leclerc de Carhaix, les éleveurs de Limousines qui livrent l'enseigne toutes les semaines en femelles de moins de 7 ans. - © Chantal Pape

"On se réunit tous les deux mois pour faire le planning". Installés à Gourin, Plounévézel, Plévin ou Berrien, ils sont aujourd'hui neuf éleveurs de Limousines à livrer régulièrement les enseignes Leclerc de Pont l'Abbé et Carhaix. Une aventure qui a démarré il y a 5 ans.

 

Livrer toute l'année

 

"Mon frère est propriétaire du magasin de Pont l'Abbé, raconte Dominique Bellec. Il me demandait toujours quand j'allais le livrer". L'éleveur de Motreff finit par franchir le pas mais, pour assurer des livraisons régulières, il fait d'abord appel à un puis deux éleveurs voisins, avant que le groupe ne se stabilise à neuf, après l'arrivée du Leclerc de Carhaix, lui aussi intéressé par cet approvisionnement local.

"A nous deux, nous nous sommes engagés à acheter quatre animaux/semaine", indique Hervé Kermarec, le propriétaire du magasin. La demande est régulière d'un bout à l'autre de l'année et la viande est travaillée sur place, par les bouchers de l'enseigne. "La photo de l'éleveur figure toujours en rayon". Une façon d'instaurer une plus grande proximité avec le consommateur. "Et il n'est pas rare qu'ils nous interpellent", indique Ronan Le Gléau, éleveur à Plounévézel. Si c'est désormais pour les complimenter, cela n'a pas toujours été le cas. "Au début, on a eu un peu de mal à se caler, les animaux étaient trop gras. Il y avait aussi une grande différence entre nos élevages. Et, d'une semaine à l'autre, le consommateur ne s'y retrouvait pas". Le groupe fait alors appel à un nutritionniste et, ensemble, ils décident d'une même ration de finition, distribuée pendant deux mois.

 

Un contact direct avec le consommateur

 

Une démarche que tous assurent gagnant-gagnant. "J'ai la garantie de la traçabilité, de l'origine, d'une viande de qualité, et de la régularité de cette qualité, détaille Hervé Kermarec. "Et nous avons fixé nos prix, qui tiennent compte de nos coûts de production, ajoutent les éleveurs, qui apprécient aussi le contact direct avec le consommateur, notamment lors des animations qu'ils réalisent en rayon deux ou trois fois par an. C'est une fierté quand ils nous complimentent".

 

 

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