Terra 06 juin 2015 à 08h00 | Par Chantal Pape

Portes ouvertes Innov'Action du 23 au 26 juin

Lait, porc, légumes, vaches allaitantes, cultures, méthanisation : il y en aura pour tous les goûts, lors des portes ouvertes Innov'action, du 23 au 26 juin prochains. A Plourin, le Gaec de Bergam présentera son nouveau bâtiment lait et le semis direct sous couvert.

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Hauteur des quais, poids des griffes... : la salle de traite, très lumineuse et de plain-pied a été réfléchie pour faciliter le travail.
Hauteur des quais, poids des griffes... : la salle de traite, très lumineuse et de plain-pied a été réfléchie pour faciliter le travail. - © Chantal Pape

Il y a un peu plus de trois ans, quand ils décident de construire un bâtiment neuf, Gilberte et Jean-Luc Baron, producteurs de lait à Plourin les Morlaix, se fixent plusieurs objectifs. "D'abord qu'il ne nous coûte pas trop cher". Et, à 4 800 €/place pour l'étable, la salle de traite, la nursery, le silo, la fosse, la fumière et les abords bitumés, l'objectif est atteint.

 

Un bâtiment compact

 

"Pour y parvenir, nous avons fait le choix d'un bâtiment compact", indique Gilberte. Pour diminuer la facture, certains murs ont une double fonction, logettes et fumière par exemple. D'autres sont le moins haut possible, et surélevés par du bardage. "Nous avons aussi auto-construit une partie", rajoute Jean-Luc. La fosse est en géomembrane, "trois fois moins cher que du béton". Et le bâtiment est ouvert à l'est. "Certes, en hiver, il faut que le trayeur s'habille chaudement, souligne Gilberte. Mais les vaches se sentent bien dans le bâtiment et les logettes à l'est ne sont pas moins occupées que les autres. C'est le plus important". Et le parcours des vaches, à l'intérieur du bâtiment, a été prévu au plus juste. "Elles passent le moins de temps possible à l'intérieur, pour valoriser le pâturage".

 

1 250 m de chemins ont été aménagés, permettant aux vaches d'accéder par tous les temps à 64 ha autour des bâtiments. Le sable de carrière les rend très agréables à la marche.
1 250 m de chemins ont été aménagés, permettant aux vaches d'accéder par tous les temps à 64 ha autour des bâtiments. Le sable de carrière les rend très agréables à la marche. - © Chantal Pape

Une salle de traite lumineuse

 

Au moment de concevoir le bâtiment, les éleveurs se penchent aussi sur l'ergonomie et réfléchissent à la hauteur des quais, au poids des griffes... "Nous avons aussi voulu une salle de traite très lumineuse : une bonne partie de l'année, il n'y a plus besoin d'allumer la lumière". Pour faciliter la circulation, la salle de traite est de plain-pied et un plan incliné permet d'accéder à la nursery. Et l'endroit réservé à la préparation du lait a été surélevé, pour éviter d'avoir à se pencher.

 

Aménager des chemins

 

Pour que les vaches puissent valoriser l'herbe, les éleveurs ont aménagé des chemins. Avec une particularité de taille. "Ici, l'exploitation est environnée de chemins de randonnée". Mais le passage régulier des vaches les rend impraticables en période de fortes pluies. C'est donc en partenariat avec la commune qu'ils ré-aménagent 900 m de voie communale, en fournissant l'empierrement. Ils y rajoutent 350 m de chemins et, sur les 115 ha de SAU de l'exploitation, 64 ha sont désormais accessibles au pâturage.

 

Semer sans labour

 

Lors des portes ouvertes Innov'action, le 24 juin, Gilberte et Jean-Luc Baron évoqueront aussi les techniques de conservation des sols, qu'ils pratiquent depuis plus de 10 ans. "Si je m'y suis mis, c'est aussi parce que j'ai pu d'appuyer sur le groupe TCS mis en place dans le département, reconnaît l'éleveur. On peut échanger, tirer parti de l'expérience de uns et des autres".

Même si les parcelles ne seront pas visibles, ces portes ouvertes seront certainement aussi l'occasion d'évoquer les couverts végétaux, et une nouveauté que Jean-Luc pratique depuis quelques années, en semant un trèfle blanc en même temps qu'un colza. Une fois ce dernier récolté, le trèfle va profiter de la lumière pour croître et, si l'automne est clément, il pourra même être récolté. Fin octobre, un blé y est semé en direct. Une fois ce dernier récolté, Jean-Luc va semer un méteil ou de l'orge. "Je ne détruis le trèfle que pour implanter un maïs, qui n'aime pas beaucoup l'association". Une technique qui a le double avantage de couvrir les sols en permanence et de fournir du fourrage.

 

 

En pratique

 

Organisées par la chambre d'agriculture, les portes ouvertes Innov'action se dérouleront du 23 au 26 juin. Programme complet et vidéos des exploitations sur www.chambre-agriculture-finistere.fr.

 

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