Terra 17 mars 2017 à 08h00 | Par Bastien Le Merrer, chambre d’agriculture de Bretagne

Sima : les stagiaires d'Agr'Equip y découvrent du matériel innovant et pro

La première promotion de BPREA en production laitière ouverte sur le site d’Agr’Equip à La Bouëxière (35) par la chambre d’agriculture de Bretagne a eu l’opportunité d’aller visiter le Salon international du machinisme agricole le 28 février dernier. Leur point de vue sur ce salon et les innovations.

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Les rainures en forme de croix des rouleaux de l’éclateur Shredlage® broient intégralement les rafles du maïs et éclatent les grains par frottement. Les rainures d’un des deux rouleaux emmènent la matière vers la gauche et celles du second vers la droite.
Les rainures en forme de croix des rouleaux de l’éclateur Shredlage® broient intégralement les rafles du maïs et éclatent les grains par frottement. Les rainures d’un des deux rouleaux emmènent la matière vers la gauche et celles du second vers la droite. - © Terra

Accompagnés de leur formateur, les stagiaires ont découvert les dernières innovations en termes de matériels agricoles dans plusieurs domaines en lien avec l’élevage laitier : distribution d’aliment, paillage, semis, récolte, fenaison, contention des animaux, racleurs, robots de traite, clôture, abreuvement… Cette visite leur a aussi permis de comparer le matériel exposé à celui présent chez leur maître de stage et/ou d’envisager des investissements pour leurs futures installations.

L'éclateur Shredlage

Une visite du stand Class leur a permis de découvrir le système Shredlage® déjà très développé sur les ensileuses de maïs aux USA et présenté au Space en septembre 2016. Le principe de ce nouvel éclateur permet de hacher le maïs à une taille de 26 à 30 mm contre 14 mm en moyenne en France actuellement (en lien avec le type de reprise au silo ensuite). Après le hachage, les tiges sont broyées dans le sens de la longueur (les fibres sont donc bien déstructurées). En parallèle, il améliore l’éclatement des grains qui sont littéralement pulvérisés augmentant ainsi la digestibilité de l’amidon par les bactéries du rumen et donc la valeur énergétique de l’ensilage. Au final, cette technique permet de réduire la complémentation énergétique des vaches et de stopper l’apport de paille dans la ration, les brins plus longs du maïs assurant à eux seuls une bonne rumination.

Du point de vue du stockage, aucune dégradation de la conservation n’aurait été observée en silo à partir du moment où le tassage a été effectué correctement. Les consignes données sont de 2 tonnes/rang donc pour une ensileuse 10 rangs cela nécessite 20 tonnes de tassage au silo. Les première mesures de densités au silo atteignent tout de même jusqu’à 250 kg de MS/m³ ! En revanche, cette technique est à déconseiller en cas de stockage en silo tour, la taille de coupe limite étant comprise entre 15 et 20 mm pour une conservation optimale du fourrage.

La technique arrive en France avec, par exemple en Bretagne, un entrepreneur de travaux agricoles de Combourg (35) qui s’est équipé de ce système pour les ensilages de l’automne dernier.

Quelques inconvénients sont tout de même à souligner pour cet éclateur. Tout d’abord le surcoût engendré par la technique à la récolte (facturé entre 30 et 40 € de plus par hectare) et la perte de vitesse avec 4 % de débit en moins par rapport à un système classique. Ajoutons également que l’on manque de recul sur la technique et notamment sur les données quantité de lait et aspect santé sur le troupeau (une seule étude existante pour le moment).

Une visite pour aider ses choix díinvestissement

Hormis ce nouveau système d’éclateur, les stagiaires ont été impressionnés par l’organisation et la dimension du salon, par la taille et la puissance des engins et des outils agricoles présentés ainsi que par la quantité de marques existantes sur le marché. Ils regrettent cependant de n’avoir pas vu plus de petit matériel comme par exemple des balayeuses-pailleuses de logettes ou des petits outils en lien avec le travail manuel de tous les jours en élevage. Par contre, et comme beaucoup d’autres, ils ont été particulièrement intéressés par l’innovation présente sur le salon et notamment la présentation du tracteur autonome (sans cabine et donc sans chauffeur !) de la marque Case IH.

Au-delà de l’aspect "découverte de matériel", cette visite a été l’occasion pour les stagiaires de se projeter vers leur objectif d’installation ou de salariat avec une vraie démarche de professionnels de l’élevage laitier. En une journée, ils ont pu découvrir et comparer ce qui se fait de mieux et de plus innovant en terme de matériels agricoles au sein d’un salon international organisé une fois tous les deux ans.

Une prochaine session de formation en avril

Cette promotion terminera sa formation en septembre 2017, une seconde session ouvre à partir du 18 avril prochain. Cette formation se compose de stage en exploitation alterné avec des périodes sur le centre de formation soit sur la partie technique de l’élevage (cours pratiques et théoriques) soit la partie gestion technico-économique.

 

 

Pratique

Pour tout renseignement au sujet des formations proposées par les chambres d’agriculture de Bretagne, contacter l’un de ses quatre sites de formation (Quintenic, Saint-Ségal, Agr’Equip ou Kérel) ou rendez-vous sur : www.chambagri-formation.com

 

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