Terra 18 juillet 2014 à 08h00 | Par Lucie De Castro

Terrena entre au capital d'un groupement cunicole breton

L'intégration de Terrena dans le nouveau mode de fonctionnement de l'AELB (association des éleveurs de lapins bretons) va donner une bouffée d'oxygène à ce groupement de producteurs qui doit anticiper les cessations à venir en raison du vieillissement de ses éleveurs. Un choix découlant de nombreuses rencontres et qui respecte, selon Jean Michel Marsouin, l'idéologie de l'AELB et son indépendance.

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A Saint Thélo près de Loudéac, Philippe Mancel, président de l'AELB (association des éleveurs de lapins bretons), a expliqué le choix de l'AELB de se tourner vers Terrena. Une décision indispensable à la survie du groupement qui doit composer avec une filière cunicole en difficulté.
A Saint Thélo près de Loudéac, Philippe Mancel, président de l'AELB (association des éleveurs de lapins bretons), a expliqué le choix de l'AELB de se tourner vers Terrena. Une décision indispensable à la survie du groupement qui doit composer avec une filière cunicole en difficulté. - © Terra

Le 11 juillet, près de trente personnes se sont retrouvées à Saint Thélo pour assister à l'assemblée générale de l'association AELB. L'occasion d'expliquer les impacts de l'introduction de la coopérative sur le fonctionnement global du groupement avec les différents partenaires : abattoirs, sélectionneurs et fabricants d'aliments.

Une deuxième SAS en 2 ans

En juillet 2012, l'AELB avait annoncé sa fusion avec le négociant Mingam Frères pour former la SAS Lapi Ouest et se détacher de l'abattoir Bretagne Lapins. Une stratégie qui s'est soldé par un échec après le rachat, début 2013, de l'abattoir par l'ALPM (Alliance Loeul et Piriot Multilap) basé dans les Deux Sèvres. Une opération qui a changé la donne pour la SAS Lapi Ouest qui s'est vue "court-circuiter" par l'ALPM et a amené l'AELB à revoir sa copie. La nouvelle stratégie se traduit par la création d'une nouvelle SAS AELB en remplacement de la SAS Lapi Ouest. Cette nouvelle entité marque le début du contrat entre l'AELB et Terrena qui détient 32% du capital de l'APLM.

Le rôle exact de Terrena Lapin

Interface entre les adhérents et les différents acteurs (abattoirs, sélectionneur, fabricants d'aliments), la nouvelle SAS AELB  doit désormais composer avec Terrena Lapin. Jean Michel Marsouin, membre du bureau, explique que "la partie administrative est donnée à Terrena". En pratique, cela signifie que les abattoirs et les sélectionneurs paient les lapins directement à Terrena. L'association parle d'un système "boîte aux lettres" qui permet un délai de trésorerie plus important ainsi que des ristournes. De son côté, la SAS AELB continue de gérer la relation avec les éleveurs en reversant les paiements des lapins et en prélevant les factures génétiques. Autre avantage selon l'AELB, la possibilité de proposer aux éleveurs des services comme la démarche qualité Agriconfiance qui permet de tracer un lapin de sa conception à son abattage. Un gage de qualité avec un coût qui ne pourrait pas être assumé par la structure sans le soutien de Terrena.

L'AELB en chiffres (2014)

41 producteurs de lapins
dont 39 naisseurs/engraisseurs,
1 naisseur et 1 engraisseur

52 bâtiments

25 375 cages mères au total avec un élevage moyen de 619 cages mères.

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