Terra 13 novembre 2014 à 08h00 | Par Propos recueillis par Arnaud Marlet

Trois questions à... Benoît Champalaune

A l'appel de la FNSEA, de nombreuses actions ont été engagées dans les départements français le 5 novembre dernier, notamment pour appeler à "manger français". Avec Benoît Champalaune, secrétaire général de la FDSEA 35, retour sur l'action originale qui a été portée en Ille-et-Vilaine.

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Benoît Champalaune, secrétaire général de la FDSEA 35
Benoît Champalaune, secrétaire général de la FDSEA 35 - © P.J

Pourquoi avoir choisi d'aller faire signer des pétitions devant les écoles ?


Benoît Champalaune. Il y a certains dossiers qui se décident au niveau européen, d'autres au niveau national, ou encore régional et même local. En allant sensibiliser les parents d'élèves aux produits que leurs enfants ont à la cantine, on remplit un double objectif. Auprès de nos adhérents tout d'abord, car cela permet de rappeler que le réseau a du sens et que chaque maillon a la possibilité de faire évoluer les choses. Des produits français et locaux dans les cuisines scolaires, c'est un sujet qui se joue à l'échelon local car les décideurs (les élus des collectivités) sont locaux. En outre, en allant à la rencontre des parents avec un angle pédagogique, les échanges ont permis d'aborder la question des menus. Comment lisez vous l'affichage des menus, le comprenez-vous ? Des questions aussi simples mais qui permettent de prendre le temps avec les parents de s'interroger sur la place et le temps que l'on donne au repas.

 


Quel bilan tirez-vous de cette action ?


B.C. Il est encore un peu tôt pour faire un bilan car les équipes locales continuent les actions cette semaine. Toutefois on peut dire que cette action a été très bien perçue à tous les niveaux. Nos adhérents ont apprécié cette forme de sensibilisation nouvelle, les parents ont été intéressés par les questionnements que cela soulève et les élus locaux nous ont expliqué qu'ils étaient sensibles à la démarche mais qu'ils avaient besoin d'être accompagnés. Que l'on serve dans une cantine 50 ou 500 repas, que l'on soit en régie municipale ou avec un prestataire extérieur, si à la base la volonté n'est pas là, ce sera toujours compliqué. On s'est aussi rendu compte que le cuisinier à un rôle central à jouer et qu'il a besoin de régularité dans les approvisionnements et donc d'être rassuré. C'est là notre rôle, notamment en répondant aux craintes qui peuvent être émises et en montrant notre professionnalisme.

 


Quelle suite sera donnée à ces pétitions ?


B.C. Au niveau syndical, nous allons faire l'inventaire des endroits que nous n’avons pas encore visités. C'est un travail que nous avons engagé à l'automne. Nous allons également retourner dans les communes pour aller plus loin sur l'aspect opérationnel et il y aura ensuite un travail en partenariat avec la chambre d'agriculture pour proposer par exemple des formations pour la rédaction des appels d'offres, savoir ce qu'il est possible ou non d'écrire... Déjà le 19 novembre, nous avons une rencontre programmée avec le conseil régional afin de savoir comment ils voient les choses et ce que l'on peut faire évoluer pour intégrer plus de produits locaux dans les repas des cantines.

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