Terra 25 février 2016 à 08h00 | Par Jean Dubé

Un plan porcin pour les bretons

Ambiance des grands jours à Rennes, lundi 22 février. Deux ministres, un président de Région, un préfet de Région, et toute la filière porcine pour la signature du "plan porcin breton". Un plan qui vient ajouter quelques mesures régionales, mais qui a surtout pour intérêt d'avoir remis autour de la table tous les acteurs de la production à la distribution. L'essentiel était probablement... dans ce qui n'est pas écrit !

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- © H.B

La région Bretagne a décidé de porter son enveloppe de soutien à l'élevage porcin à hauteur de 30 millions d'euros pour l'année 2016. Résultat d'une concertation engagée depuis trois semaines et animée par le préfet de Région, le plan porcin enrichit de quelques dizaines de millions d'euros et de plusieurs aides, la panoplie des actions en faveur du soutien à l'élevage porcin.

30 millions d'euros supplémentaires

Pour les responsables politiques, l'essentiel aujourd'hui est d'affirmer que l'élevage porcin a un avenir en Bretagne. Stéphane le Foll le dit : "Il s'agit d'adresser un message d'espoir aux éleveurs" dont il comprend "la désespérance, la colère, l'inquiétude". Le plan breton viendra donc s'ajouter aux mesures déjà décidées au niveau national. Il s'agit d'aider "les éleveurs qui moderniseront leurs exploitations". Les jeunes seront particulièrement ciblés avec "1,5 million d'euros débloqués pour aider à la constitution du capital de départ".

Mais l'intérêt de ces trois semaines d'échanges ont probablement été ailleurs. Le ministre de l'agriculture a indiqué avoir demandé à l'Europe d'accepter que la France "expérimente l'étiquetage sur les produits transformés". Cet étiquetage que les grandes surfaces présentes lundi à Rennes ont d'ailleurs validé. Elles étaient jusqu'à présent réservées sur le principe, dans la mesure où la DGCCRF devait donner son feu vert, ce qui a été depuis acté.

Dernier point, les distributeurs (FCD et Leclerc) ont aussi réaffirmé le 22 février que dans les négociations sur les prix en cours, elles ne demanderaient pas de baisses de prix. Pour Thierry Coué, président de la FRSEA, des engagements importants ont été pris : "Ils doivent maintenant être suivis d'effet". Il a d'ailleurs continué en affirmant que si sous 15 jours, les engagements n'étaient pas tenus le syndicalisme FDSEA-JA saurait reprendre les actions.

Seul regret formulé lundi à la sortie de la réunion par Loïc Guines, président de la FDSEA 35, le fait que le dossier du regroupement de l'offre semble aujourd'hui au point mort. Pour autant les lignes semblent commencer à bouger sur des dossiers importants, l'étiquetage, le retour d'un prix au producteur et l'embargo russe, pour ne citer que ceux là, de quoi cette fois redonner un peu d'espoir aux producteurs.

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