Terra 11 avril 2014 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Une année 2013 en demi-teinte pour Solarenn

Solarenn, coopérative d'Ille-et-Vilaine, qui regroupe une trentaine de producteurs de tomates et de fraises, a tenu son assemblée générale le 28 mars dernier. Son président, Christophe Rousse, est revenu sur une année 2013 "en demi-teinte".

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Christophe Rousse, président de la coopérative Solarenn.
Christophe Rousse, président de la coopérative Solarenn. - © Terra

Si le printemps froid et humide de l'an dernier a provoqué un retard de production mais un bon écoulement des produits, en revanche l'arrivée massive de l'offre à partir de mi-août a entraîné un effondrement des cours. "Néanmoins, la période estivale très ensoleillée a favorisé des rendements élevés, ce qui a permis de compenser, en partie la perte du chiffre", précise Christophe Rousse, président de la coopérative. Dans son rapport d'activité, il est revenu sur la guerre des prix que se livre la grande distribution, regrettant "qu'elle s'accentue et bien sûr, toujours au détriment du producteur". Autre point de vigilance pour le président de la coopérative, l'accès au foncier toujours compliqué pour les maraîchers sur le bassin rennais. "Aujourd'hui, la baisse du prix des petites cogénérations permet une rentabilité sur de petites structures", précise Christophe Rousse. Par ailleurs, les crédits de France Agrimer, alloués aux serres ne permettent plus d'assurer le développement de la filière, ce qui a conduit les responsables de la coopérative à faire une demande à la région Bretagne pour "soutenir notre mode de production très écologique et créateur d'emplois".

Côté développement, Solarenn continue ses projets de construction et son offre s'est encore élargie avec l'arrivée de quatre nouveaux produits en 2014. Enfin, dans son rapport technique, Alain Vitre s'est interrogé sur les voies à suivre dans les prochaines années : "le modèle néerlandais a été particulièrement chahuté en 2013 avec des exploitations vastes et performantes qui sont tombées ou en situation financière dangereuse. Mais croire à un modèle que certains appellent agroécologique où il est interdit de grandir et de suivre les lois économiques du capitalisme mondial, nous semble aussi être une impasse".

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. Terra se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

10 brève(s) » voir toutes

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui