Terra 07 décembre 2016 à 08h00 | Par Chantal Pape

Une fédération, sept comités et une multitude de groupes

Le festival des groupes, qui se tiendra à Vannes les 19 et 20 janvier prochains, est l'occasion de mettre en lumière les sept comités de développement du Finistère et les nombreux groupes qui les composent. Le point avec Isabelle Salomon, la présidente de la fédération départementale.

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Isabelle Salomon, présidente de la fédération départementale des comités de développement.
Isabelle Salomon, présidente de la fédération départementale des comités de développement. - © Chantal Pape

Brest, Morlaix, zone légumière, Châteaulin, Poher, Aven Laïta, Quimper : le Finistère compte sept comités de développement réunis, avec la commission Agriculture au féminin, au sein de la fédération départementale. "A chacun son fonctionnement propre, avec un président et un conseil d'administration", explique Isabelle Salomon.

Leur dénominateur commun ? "Rassembler les agriculteurs au sein de groupes", répond aussitôt la présidente de la fédération départementale des comités. Des groupes qui naissent et meurent au gré des envies et des besoins des 2 620 exploitations adhérentes. "Le plus vieux, le groupe lait de Quimperlé, approche des 30 ans". Qui peuvent faire tâche d'huile. "Le groupe prise de vue de Brest va être dupliqué à Quimperlé". Et qui collent aux particularités locales. "S'il y a des groupes lait et agricultrices dans presque tous les comités, il n'y en a qu'un seul groupe carotte de sable ou artichaut, dans la zone légumière".

 

Temps fort dans la vie des comités, l'assemblée générale permet aussi de réfléchir autrement, comme à Brest, en 2015, avec une pièce de théâtre écrite et jouée par les adhérents sur la transmission des exploitations.
Temps fort dans la vie des comités, l'assemblée générale permet aussi de réfléchir autrement, comme à Brest, en 2015, avec une pièce de théâtre écrite et jouée par les adhérents sur la transmission des exploitations. - © Chantal Pape

Locaux ou départementaux

 

Si ces groupes ont vu le jour au sein de chaque comité, c'est aussi pour assurer une certaine proximité et faciliter les réunions. "Ils nous évitent de devoir faire des kilomètres", apprécie Isabelle Salomon, qui participe à un groupe lait depuis des années.

Mais, sur certains thèmes, ils sont départementaux, comme le groupe TCS : parti d'une poignée d'agriculteurs précurseurs dans les techniques du sans labour, il regroupe maintenant plus de 200 personnes. "Sur le même schéma, deux nouveaux groupe viennent de voir le jour, rajoute Isabelle Salomon. Quelques éleveurs équipés de robots de traite ont souhaité se réunir et échanger, en-dehors des informations fournies par les constructeurs. Et une porte ouverte Innov'action à Tourc'h, en juin dernier, a donné envie à des éleveurs de veaux de boucherie de réfléchir ensemble".

 

Echanges d'expériences

 

Si les groupes sont très divers, bio, autonomie alimentaire, porc, petite méthanisation, réduction des médicaments d'élevage..., ce sont toujours les participants qui fixent les thèmes de travail des réunions. "Il peut y avoir un apport théorique avec un expert, sur les boîteries des laitières par exemple. Ou uniquement des échanges d'expériences entre agriculteurs". Des visites peuvent aussi être programmées, en fonction des sujets traités. Et si c'est la chambre d'agriculture qui fixe le calendrier des formations qu'elle propose, ces groupes sont force de proposition au moment d'arrêter les thèmes. "Et on se rend compte que 80% des agriculteurs qui suivent ces formations sont adhérents des comités de développement".

 

Un lien

 

Si les groupes permettent aux agriculteurs de se retrouver et d'échanger d'un bout à l'autre de l'année, l'assemblée générale est un temps fort dans la vie du comité. "Le thème est choisi par le conseil d'administration. Et privilégie l'ouverture, la prospective...". Et des temps plus conviviaux permettent de s'ouvrir à d'autres réalités. "Par exemple, les agricultrices de Quimperlé se sont rendues chez leurs collègues de la zone légumière pour découvrir des métiers qu'elles ne connaissaient pas". Et Isabelle Salomon d'inciter fortement tous les agriculteurs à rejoindre l'un ou l'autre de ces groupes. "En temps de crise, la tentation est forte de vouloir se replier sur soi alors qu'il est vital de conserver du lien, d'échanger, d'avoir un lieu où l'on pourra vider son sac, être écouté".

 

 

Pratique

 

Il reste encore quelques places pour le festival des groupes, qui se tiendra à Vannes les 19 et 20 janvier. Coût : 100 € pour les adhérents aux comités de développement, 300 € pour les non adhérents. Inscription auprès de Christelle Lozachmeur, au 02 98 41 33 02, christelle.lozachmeur@finistere.chambagri.fr

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