Terra 21 janvier 2014 à 08h00 | Par H.Bonneau

Une nouvelle filière qualité en porc

L'association cohérence est à l'initiative, depuis les dernières Terralies (mai 2013) de la création d'une nouvelle filière pour le porc sur paille. Explications.

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Derrière la bannière "Porc authentique élevé sur paille", de gauche à droite, Jean-Bernard Fraboulet, chargé de mission au réseau Cohérence, Bernard
Michelet, boucher, Jocelyn Thoraval, vice-président du réseau cohérence,
Norbert Lesné et Pascal Pérot, éleveurs de la fi lière.
Derrière la bannière "Porc authentique élevé sur paille", de gauche à droite, Jean-Bernard Fraboulet, chargé de mission au réseau Cohérence, Bernard Michelet, boucher, Jocelyn Thoraval, vice-président du réseau cohérence, Norbert Lesné et Pascal Pérot, éleveurs de la fi lière. - © H.B

Deux éleveurs costarmoricains sont d'ores et déjà entrés dans cette nouvelle démarche de qualité. Un abatteur et dix artisans bouchers complètent la filière sur le pays de Saint Brieuc. Après six mois d'existence la filière "Porc authentique élevé sur paille" en pays de Saint Brieuc s'organise et se développe.

Un cahier des charges évolutif

Les éleveurs qui souhaitent rejoindre la démarche de valorisation filière courte devront justifie un socle de quatre critères du cahier des charges "porcs durable cohérence". A savoir : un engraissement des porcs mené exclusivement sur litière, un aliment garanti et tracé non OGM et enrichi en graines de lin, une antibiothérapie limitée et un apport limité en azote lors de l'épandage (140 UN).

"Nous ne souhaitons pas étrangler les éleveurs, ainsi, la certification peut être progressive suivant les conditions du cahier des charges"

, explique Jocelyn Thoraval, vice-président de l'association Cohérence.

 

 

 

 

 

 

 

Une valeur ajoutée

Norbert Lesné, éleveur est entré dans la démarche dès le début.

"Etant en label rouge je remplissais déjà le cahier des charges", admet-il.  "C'est un bon moyen de faire fonctionner les acteurs locaux, de parler de la qualité de nos produits sans être noyé dans les étals des GMS" . Et d'ajouter :  "je suis favorable au développement d'une filière équitable qui répartit de façon plus homogène la valeur ajoutée" . Aujourd'hui, l'éleveur doit vendre trois cochons Label rouge contre deux en porc sur paille pour le même chiffre d'affaire. Il écoule les 2/3 de sa production vers cette nouvelle filière. Bernard Michelet, boucher parle lui de  "qualité de viande supérieure, avec moins d'eau" . Il estime que ses "clients ont vu la différence"

.

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