Terra 26 février 2015 à 08h00 | Par Claire Le Clève

Licenciés Gad, l’État en appelle aussi aux collectivités

Le retour à l'emploi reste difficile. Pour les licenciés de chez Gad, à Josselin, le préfet a réuni autour de la table, les élus, maires et présidents des collectivités. Sa demande ? Une mobilisation citoyenne pour l'embauche, entre autres, des plus âgés.

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C'est en VRP du retour à l’emploi des ex-salariés de Gad, que le préfet du Morbihan est intervenu le18 février dernier à Josselin, en sollicitant l'échelon de proximité.
C'est en VRP du retour à l’emploi des ex-salariés de Gad, que le préfet du Morbihan est intervenu le18 février dernier à Josselin, en sollicitant l'échelon de proximité. - © Terra

Ils ne sont que 29 de plus de 55 ans, ça n'en fait pas beaucoup par communauté de communes. Si vous les embauchez 20 heures, il ne vous en coûtera que 241 euros par mois, sans charges, et eux percevront 652 euros". C'est en VRP du retour à l’emploi des ex-salariés de Gad, que le préfet du Morbihan est intervenu le18 février dernier à Josselin. Il a réuni autour de lui les élus de ce secteur mais aussi responsables de pôle emploi et du cabinet Altédia, pour trouver des solutions de reclassement auprès des collectivités et notamment pour les plus âgés. "Ils ne faut pas les leurrer. Quelle entreprise va les embaucher ? Vous maires, présidents de communautés de communes, vous avez la possibilité de leur faire un contrat d’accès à l'emploi aidé. Le dispositif  peut être reconduit pour les aider à faire le lien vers la retraite", insiste Jean-François Savy, préfet du Morbihan, malgré la période de disette budgétaire.

 

Tenter le "cousu main"

Le 17 octobre 2014, 225 salariés de l'abattoir de porcs de Josselin, dont 196 morbihannais, apprenaient leur licenciement après la reprise du site de la Cecab par SVA Jean Rozé. Ce, 18 mois après l'annonce des 873 licenciements des salariés de chez Doux dont 471 en Bretagne, sans compter la restructuration de Marine Harvest et la suppression de 400 emplois à venir. Pas facile dans ce contexte de crise de rebondir. 10 % des ex-Doux l'ont fait. Seuls 54 des ex-Gad ont retrouvé emplois ou formation, 112 sont encore sans solution. L'arsenal d'accompagnements et de mesures  ne manque pas, ni l'accord cadre avec les chambres consulaires, ni les 14 comités de pilotage menés en deux ans par le représentant de l’État pour les ex-Doux, un déjà pour les ex-Gad et un autre à venir le 23 mars prochain... C'est du "cousu main" qu'invoque le préfet sur ces territoires "où les gens se connaissent, regardons les familles, les situations, de manière à ne laisser personne sur le bord de la route".

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