Terra 19 décembre 2014 à 08h00 | Par Alice Corbin

"Prendre un temps d’avance"

La diffusion de l’indexation de décembre des taureaux en race laitière a permis aux représentants d’Evolution de faire un point sur les géniteurs dont ils disposent. L’automne étant traditionnellement une saison de vêlages, les index récemment recalculés apportent de nombreuses informations sur la qualité des descendances de ces mâles. Rien de tel que l’obtention de ces nouveaux éléments pour porter un regard d’anticipation sur la production de l’année 2015.

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Jeudi dernier, David Girod et Jean-Christophe Boittin, les responsables des filières Prim’Holstein/Pie Rouge et Normande chez Evolution, ont présenté les résultats de leurs analyses sur la dernière indexation. Quelle que soit la race concernée, les deux représentants s’accordent pour dire qu’"il faut absolument valoriser l’utilisation des jeunes taureaux". Pour ces deux spécialistes, "les géniteurs qui ont un index déterminé génétiquement ont indéniablement confirmé, avec l’arrivée de leurs filles en production, que le progrès génétique annoncé était bien réel". Pour Jean-Christophe Boittin, "les éleveurs qui utilisent des jeunes mâles prennent un temps d’avance sur les autres car ils n’attendent pas 5 ou 6 ans avant de profiter des améliorations qu’apportent ces taureaux à leurs troupeaux".

Des choix logiques

David Girod a conclu cette présentation en rappelant que "les éleveurs doivent avant tout choisir un pool de mâles qui leur permet d’atteindre leurs objectifs. Qu’ils prennent des jeunes taureaux ou des confirmés, il faut que ces derniers aient des indices élevés sur les critères qu’ils cherchent à améliorer dans leurs élevages. Se restreindre aux géniteurs les mieux classés n’est donc pas forcément la meilleure solution".

 

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Evolution et l’indexation française

Chez Evolution, les taureaux sont sélectionnés et les semences sont prélevées puis distribuées dans trois coopératives : Amelis, Genoe et Urceo, qui se sont unies pour créer cette structure. Celles-ci vendent ensuite aux éleveurs les doses obtenues. Pour que les semences d’un géniteur arrivent sur le marché, ce dernier doit être identifiable dans une indexation officielle qui classe les taureaux présents dans un pays. En France, un index de synthèse, appelé ISU depuis 2012, est utilisé pour déterminer la valeur d’un mâle. Jusqu’en 2008, cet indice de performance était uniquement calculé à partir de critères morphologiques, fonctionnels et de production de l’ascendance mais aussi de la descendance d’un géniteur. Un taureau pouvait donc être bien classé qu’à partir du moment où il était largement diffusé dans les élevages. Depuis 6 ans, grâce à la sophistication des outils de génotypage, les centres de sélection déterminent cet index à partir de l’information génétique des mâles avant même qu’ils n’aient de descendances. Dorénavant, les taureaux peuvent donc être bien classés dès leur plus jeune âge.

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