Terra 02 octobre 2015 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Le Département se mobilise contre la crise agricole

Réunis en session les 24 et 25 septembre, les élus de l'assemblée du conseil départemental ont abordé la question de la crise agricole. Une enveloppe de 200 000 euros a notamment été allouée pour abonder au fonds de soutien de la MSA pour la prise en charge des cotisations des éleveurs en difficulté.

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De gacuhe à droite : Christophe Martins, vice-président 
en charge des finances, des infrastructures et du fonds de solidarité territoriale, Bernard Marquet, vice-président en charge de l'économie, l'agriculture, de l'innovation, du développement durable et des contrats départementaux de territoire et Jean-Luc Chenut, président.
De gacuhe à droite : Christophe Martins, vice-président en charge des finances, des infrastructures et du fonds de solidarité territoriale, Bernard Marquet, vice-président en charge de l'économie, l'agriculture, de l'innovation, du développement durable et des contrats départementaux de territoire et Jean-Luc Chenut, président. - © A.M

Si le Département ne peut, de par ses compétences et ses moyens, résoudre à lui tout seul la crise, il dispose toutefois de leviers pour contribuer à l'amélioration de la situation d'exploitants en difficulté", a souligné en préambule le président du conseil départemental, Jean-Luc Chenut, qui a précisé avoir étudier les différentes possibilités qui s'offraient au Département après avoir rencontré le président de la chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine, Marcel Denieul, courant de l'été. Pour répondre à "l'urgence sociale", les élus ont voté une enveloppe exceptionnelle de 200 000 euros qui viendra abonder très rapidement le fonds de soutien à la MSA, mis en place par l'Etat pour la prise en charge des cotisations sociales des éleveurs en difficulté. Si nécessaire, le Département s'est également engagé à "réévaluer son aide aux structures d'accompagnement que sont l'Atese  et Solidarité paysans".

Promouvoir l'approvisionnement local

De manière plus structurelle, le conseil départemental souhaite contribuer à l'organisation d'une filière de l'alimentation locale pour l'approvisionnement des collèges. Le restaurant du Département et des administrations de Rennes Beauregard fonctionnent déjà avec un approvisionnement de produits locaux, en revanche, une marge de progression est encore réalisable avec les collèges, puisque le président du Conseil départemental estime aujourd'hui à "un tiers des collèges qui fonctionnent avec des produits locaux". A noter d'aileurs à ce sujet, qu'une rencontre co-organisée avec la chambre d'agriculture est proposée fin octobre aux collèges, "afin de connaître les filières de production locale et proposer un accompagnement à la commande publique favorisant l'approvisionnement local".

 

Diversifier les revenus et accompagner l'installation

Enfin, le Département s'engage à favoriser la compétitivité et la productivité des exploitations, tout en soutenant leur diversification et les "les initiatives visant à une meilleure valeur ajoutée". Un soutien qui peut également s'exprimer à travers le portage de foncier pour aider à l'installation, mais qui de toute façon est aussi soumis "à la limite de ce que l'on peut faire règlementairement", analyse le président Jean-Luc Chenut. Avant de mettre en avant le soutien du Département à la recherche et l'innovation, dans le cadre du contrat de plan Etat Région et l'outil BioAgroPolis, aux portes de Fougères. Un pôle d’excellence qui concentre le meilleur de la recherche et de l’innovation en matière de biotechnologies. En conclusion, Jean-Luc Chenut a rappelé que l'agriculture et la pêche représentent en 2015, un budget de 7 millions d'euros pour le Département. "Un département qui dispose d'une pluralité agricole et où performance économique et performance environnementale peuvent se conjuguer".

Au menu des élus

D'autres dossiers ont été évoqués pendant ces deux jours de session du conseil départemental. A commencer non pas par un vote, mais une explication de texte sur la loi NOTRe. Cette dernière conforte le rôle des départements en matière de solidarités humaines et territoriales. Malgrè la suppresion de la clause de compétence générale qui permettait d'intervenir librement dans tout domaine de compétences, la loi a préservé certaines capacités des départements pour contribuer au financement de projets dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par les communes ou leurs groupements. Par ailleurs, seront transférées aux Régions, les transports non urbains, les transports scolaires et la gestion des déchets. La loi prévoit enfin la fin de l'essentiel des capacités d'intervention des départements dans le domaine du développement économique, à compter du 1er janvier 2016 pour les aides directes aux entreprises et à compter du 1er janvier 2017 pour les structures qu'ils ont créés ou auxquelles ils participent.

Deux autres dossiers économiques ont été abordés lors de cette session : le soutien de la compétitivité du site PSA La Janais et l'appui du Département au développement des entreprises Sagem (Fougères) et Premier Tech Aqua (Châteauneuf d'ille-et-Vilaine).

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