Terra 04 avril 2007 à 10h56 | Par E. Le corre

Filière bio bretonne - Un manque de producteurs

Désormais, Inter bio Bretagne étudie toutes les pistes pour promouvoir la reconversion bio. Son souhait : 10% de bio à l'horizon 2013.

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Yves Jan, président d'Inter Bio Bretagne et François Le Lagadec, vice-président.
Yves Jan, président d'Inter Bio Bretagne et François Le Lagadec, vice-président. - © TERRA
Les responsables d'Inter bio Bretagne, l'association interprofessionnelle de la filière bio bretonne qui a tenu son assemblée générale à Loudéac le jeudi 22 mars, jubilent. "Le marché du bio se développe, la demande est là, indiquent Yves Jan, président d'IBB et François Le Lagadec, vice-président. Un courant d'adhésion et de reconnaissance existe aujourd'hui en faveur du bio". La restauration collective (1,5 million de repas servis intègrent des produits bios contre 400 000 en 2003), les complexes hôteliers, les cafétérias, les sites culturels, tous se mettent à l'heure du bio. "Auparavant, nous étions dans une logique de démarchage, aujourd'hui, on vient vers nous", remarque Virginie Fassel, animatrice de l'association.
Mais avec un taux de consommation de 3,6% contre 2,1% pour la production, les responsables craignent un appel d'air des filières d'importation au détriment de la production française. Pour Yves Jan, il faut absolument remettre en route le moteur de la reconversion. Le seuil de la barre est d'ores et déjà fixé : à l'horizon 2013, le responsable annonce 10% de bio en Bretagne.
Qui sont les producteurs bios ?
Pour atteindre les objectifs fixés ci-dessus mais aussi pallier le problème de renouvellement des générations d'agriculteurs bios, IBB veut adapter au mieux ses actions, notamment en matière de communication. L'association a lancé une vaste enquête auprès d'agriculteurs bios et non bios, réalisée par le cabinet d'études TLB.
"37% des agriculteurs bretons sont désormais pour le développement du bio", annonce Didier Rayon, du cabinet TLB. Plus précisément, la part de sympathisants parmi les agriculteurs interrogés est estimée à 20% en Bretagne dont 3, 7% de "séduits" qui envisageraient la reconversion.
L'étude démontre que les bios vivraient mieux globalement leur métier. "Ils se sentent mieux intégrés à la société, plus autonomes et estiment être encore leur propre patron sur l'exploitation, à l'inverse des autres agriculteurs", constate Didier Rayon. Si la filière entend faire passer ce message aux sympathisants du bio, à l'inverse des freins au développement sont à lever. Pointée du doigt, la crainte du manque de débouchés mais aussi celle de la charge de travail supplémentaire, constitue le principal blocage à la reconversion. Pour pallier cette crainte, les professionnels veulent mettre en place une stratégie de communication ciblée pour mieux informer les candidats de la réalité du métier.

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