Terra 19 décembre 2014 à 08h00 | Par Julien Piro

Chou-fleur : un congrès international dans le Léon

Le deuxième congrès international du chou-fleur s’est tenu les 10 et 11 décembre derniers à Saint-Pol de Léon, dans les locaux de la Sica Saint-Pol. Thème principal : les enjeux de la production européenne.

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Joseph Rousseau, président du Cerafel.
Joseph Rousseau, président du Cerafel. - © Terra

Près de 280 personnes assistaient aux conférences de ce congrès co-organisé par l’association d’organisations de producteurs Cerafel et le CTIFL, Centre technique interprofes- sionnel des fruits et légumes. Des producteurs bretons pour la plupart, mais aussi des représentants de la filière chou-fleur venus de tous les pays producteurs d’Europe (Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, Pologne...). Quatre ans après le premier congrès international organisé en Belgique, le congrès de Saint Pol de Léon illustre le besoin des filières européennes de partager leur expérience. Car le chou-fleur, du moins pour les leaders européens, est une production véritablement tournée vers l’export. L’Europe a produit l’an passé 1,245 million de tonnes de choux-fleurs sur 81 200 hectares, majoritairement d’automne et d’hiver (782 000 t). Avec ses 300 000 t (85 % produites en Bretagne dans 1200 exploitations), la France arrive en tête de la production européenne de choux-fleurs en exportant 60 % de ses têtes à marque Prince de Bretagne. Sur la filière, il y a des interactions fortes selon les conditions météo : elles décalent les calen- driers de production, font varier les apports sur le marché, et donc les prix. Elles impactent même le niveau de consommation des familles qui achètent plus volontiers du chou-fleur quand la température baisse. Seulement, le marché évolue et la consommation baisse un peu partout, notamment parce que les opérateurs ont du mal à renouveler leurs clients. Ils sont en moyenne plus âgés que les consommateurs d’autres légumes. Que faire ? Segmenter l’offre vers des usages de snacking ? L’acheteur étant schizophrénique, il faut lui présenter du volume avec des apports réguliers, une pomme blanche et aucun défaut dans le feuillage, mais aussi envisager d’autres présentations pour que ses enfants en consom- ment. Bref, inventer tous les jours le mouton à cinq pattes de Saint-Pol.

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