Terra 15 juin 2012 à 15h37 | Par P.Denis

Aveltis: croire en l'avenir

Alors que le marché est en récession, Aveltis a commercialisé davantage de porcs l'an passé. Le groupement veut y voir une raison d'espérer, même si les inquiétudes sont nombreuses, alors que s'approche l'échéance du 1er janvier 2013 pour la mise aux normes bien-être.

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"2011 ? Une année de déception !" Pour Bernard Chrétien, vice-président d'Aveltis, il est plus qu'urgent d'obtenir enfin une revalorisation du prix du porc. "Même si le cours est bon, le coût de revient a fortement progressé, et le prix de l'aliment est proche des 280 EUR/t".

Des éleveurs fragilisés

Dans ces conditions, la mise aux normes bien-être, à réaliser avant le 1er janvier 2013, sera compliquée pour certains élevages, fragilisés par 5 ans de crise. "D'ici la fin de l'année, 60% des éleveurs seront aux normes, calcule Fortuné Le Calvé, le président.
20 à 25 % supplémentaires ont les moyens d'engager les travaux mais les entreprises n'auront matériellement pas le temps de les faire". Mais tous les dossiers seront déposés avant la date butoir du 1er septembre. "Un travail colossal pour le groupement".
Reste à Aveltis, comme chez l'ensemble des producteurs, 15% qui n'auront pas envie d'engager les travaux, notamment parce qu'ils sont proches de la retraite, ou pas les moyens. "Les banques ne vont pas suivre. Que vont-ils devenir ? Et que va devenir leur production ?" Et Fortuné Le Calvé de craindre qu'une diminution de production n'entraîne de lourdes conséquences dans toute la filière. "Ce qui arrive à Doux pourrait précipiter d'autres à prendre les grands moyens pour casser certaines affaires".

Progresser encore

Si les inquiétudes sont nombreuses, Aveltis veut garder des raisons d'espérer. "En 2011, nous avons commercialisé 3,13 millions de porcs, en progression de 0,4% dans un marché en récession, puisque quand le Grand Ouest affichait - 0,6% : des éleveurs nous ont rejoints sur nos valeurs".
Né en 2010 de la fusion de trois groupements, le groupement compte désormais 800 producteurs, du Finistère à la Loire Atlantique. Et mise plus que jamais sur les performances technico-économiques, via-formation, avec plus de 300 réunions l'an passé, ou Everest, un nouvel outil mis à disposition des éleveurs. "Il permet de compiler des données, bien au-delà de la GTE ou de la G3T", détaille Philippe Bizien, vice-président d'Aveltis. Et, en créant des sous-groupes, permet de comparer des choses comparables : FAF, âge au sevrage, génétique... "Cette analyse très fine permet de faire progresser nos éleveurs. Aujourd'hui, c'est une question de survie".
Chantal Pape

Aveltis en quelques chiffres

- 800 adhérents, dont 660 naisseurs-engraisseurs,
- 3,13 millions de porcs commercialisés, dont 40% via le MPB,
-140 000 truies en production,
- 225 truies en moyenne par élevage.

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