Terra 06 mars 2007 à 00h00 | Par P. Le Cœur

Pâturage - Partir du bon pied

Il y a de multiples avantages à sortir les vaches tôt à la fin de l’hiver, d’autant qu’à cette période, le maïs reste une sécurité pour la production de lait.

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Après un automne clément, le temps doux de cet hiver favorise la pousse de l’herbe. Les vaches peuvent en profiter dès le début mars.
Après un automne clément, le temps doux de cet hiver favorise la pousse de l’herbe. Les vaches peuvent en profiter dès le début mars. - © TERRA
Avec les températures douces de cet hiver, l’herbe a poussé entre novembre et février, même si la faible luminosité a bridé la croissance des feuilles. Cette production, associée à de l’herbe âgée que les animaux n’ont pas nettoyée à l'automne, conduit à des quantités non négligeables de fourrage dans les paddocks. Les vaches peuvent donc démarrer tôt le premier cycle de pâturage.
Pour la prairie, il y a de multiples avantages à sortir les vaches début mars. Une mise à l’herbe précoce et un pâturage ras favorisent le tallage des graminées et le développement des stolons des légumineuses en éclairant la base des végétaux. C’est un gage de qualité de l’herbe pour la suite de la saison. De plus, en démarrant tôt, l’herbe est consommée au fur et à mesure, ce qui évite d’être dépassé par l’"explosion de la pousse", en mai.

Evaluer puis anticiper
Il est essentiel d’évaluer la quantité d’herbe disponible pour les vaches afin de planifier l’évolution des quantités de maïs distribuées en mars et avril.
Au démarrage de la saison d’herbe, les vaches ont accès à une surface pâturable importante. Il faut privilégier les parcelles qui seront pâturées toute l’année, quitte à moins bien valoriser la ressource offerte par les couverts végétaux, ou les surfaces qui seront retournées avant maïs. La qualité du pâturage sur les ray-grass et les ray-grass-trèfle est prioritaire. Les autres parcelles peuvent servir en conditions pluvieuses pour épargner les pâtures de bonne qualité. Elles constituent aussi une sécurité si la pousse de l’herbe ralentit.
La prévision de pâturage nécessite d’anticiper les éléments qui peuvent faire prendre du retard, le froid et la pluie notamment. Les vaches doivent mettre de 35 à 45 jours pour faire le tour des parcelles, selon la surface en herbe et la date de démarrage.
Pour atteindre cet objectif, le maïs joue le rôle de régulateur de la vitesse de pâturage. L’ajustement fréquent, parfois quotidien, des quantités distribuées permet de s’adapter aux contraintes climatiques. Le démarrage du deuxième cycle doit s’opérer sur un premier paddock suffisamment développé, compris entre 8 et 12 cm mesurés à l’herbomètre. L’herbe devra être d’autant plus haute à l’entrée des vaches sur la parcelle que la surface par animal est limitée.
Des conditions sèches, des températures clémentes ou des terres filtrantes incitent à brûler les étapes et à réduire la quantité de fourrage complémentaire. Les animaux rentrent dans des parcelles où l’herbe est de plus en plus rase. Une telle situation hypothèque les cycles suivants en bridant la vitesse de repousse. Le maïs économisé en fin d’hiver sera distribué plus tard au printemps.


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