Terra 14 mai 2015 à 08h00 | Par Chantal Pape

Biodiversité : faire confiance plutôt que contraindre

SRCE. Derrière ce nouveau sigle, agriculteurs, forestiers et propriétaires ruraux craignent que ne se cachent de nouvelles contraintes réglementaires quand ils voudraient y voir l'occasion de faire confiance aux acteurs ruraux.

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De gauche à droite : Hélène Beau de Kerguern, présidente du syndicat de la propriété rurale, Bernard Ménez, président du syndicat des forestiers, Thierry Merret, président de la FDSEA, et Alain Hindré, vice-président de la chambre d'agriculture.
De gauche à droite : Hélène Beau de Kerguern, présidente du syndicat de la propriété rurale, Bernard Ménez, président du syndicat des forestiers, Thierry Merret, président de la FDSEA, et Alain Hindré, vice-président de la chambre d'agriculture. - © Chantal Pape

"Le SRCE ? Ca fait trois ans qu'on y travaille", souligne Alain Hindré, vice-président de la chambre d'agriculture. Derrière ce nouveau sigle, se cache le schéma régional de cohérence écologique, "un document de planification, qu'à force de concertation, nous sommes parvenus à améliorer".

Soumis à la consultation du public jusqu'au 19 mai, ce document identifie les réservoirs de biodiversité et les continuités écologiques à préserver ou à restaurer. Et prévoit un plan d'action stratégique par territoire, qu'il faudra ensuite décliner au niveau des Plu, Scot..., ce qui ne manque pas d'inquiéter les différents acteurs ruraux du Finistère, réunis à Quimper le 12 mai dernier pour porter un même message.

 

En concertation

 

"Il ne faudrait pas en arriver à la parcelle, avec des interdictions d'épandage ou de construction", indique Alain Hindré. "Il ne faut pas mettre sous cloche une partie de nos territoires", rajoute Bernard Ménez, le président du syndicat des forestiers, qui craint que le SRCE ne se transforme, au fil du temps, en une énième couche réglementaire. "Sinon, faute de pouvoir y investir, certaine zones seront, demain, désertifiées". "Qu'on fasse confiance aux acteurs ruraux, lance Hélène Beau de Kerguern, la présidente du syndicat de la propriété rurale. Ils savent oeuvrer pour la biodiversité". La preuve ? "Pour la seconde année consécutive, une enquête de La Vie indique que la Bretagne est la première région écologique de France".

"Il faut mettre les acteurs ruraux autour de la table, insiste Thierry Merret. On a su faire, au moment du recensement des cours d'eau. Pour le SRCE aussi, on veut privilégier ce travail collaboratif". Et le président de la FDSEA d'évoquer déjà l'étape suivante. "Les PSE, prestations pour services environnementaux, pourraient voir le jour, mis en place par des agriculteurs, des forestiers ou des propriétaires ruraux".

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