Terra 08 janvier 2015 à 08h00 | Par Chantal Pape

Le GDS 29 tire sa révérence

Après près de 60 ans d'existence, le GDS 29 a cessé son existence propre pour se fondre, avec ceux des Côtes d'Armor, du Morbihan et d'Ille et Vilaine, dans le GDS Bretagne. L'assemblée générale, le 18 décembre dernier, a permis de revenir sur le chemin parcouru.

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"Le GDS du Finistère est né le 30 juillet 1956". En ouvrant la dernière assemblée générale du GDS, le 18 décembre dernier à Briec, Jean-François Tréguer, son président, a commencé par rendre hommage à ses prédécesseurs. "Ces pionniers ont su faire preuve de solidarité pour s'organiser et luter contre les maladies qui décimaient leur troupeaux. Leurs missions n'étaient pas faciles : ils devaient convaincre et fédérer les éleveurs, se battre contre les épizooties et gérer beaucoup d'abattages totaux". Et les moyens de communication n'étaient pas ceux d'aujourd'hui. "Pas de téléphone portable ni d'Internet. Et il fallait deux heures pour rejoindre Quimper depuis Brest".

 

Proximité

 

Soixante ans plus tard, 99% des éleveurs de bovins du département sont adhérents du GDS. "Preuve de leur très grande confiance", se félicite Jean-François Tréguer. A l'heure de la fusion, effective depuis le 1er janvier, le GDS est attaché à cette proximité. "Un des objectifs est de ne pas se couper des réalités du terrain : nous devons rester proches des adhérents par un maillage technique suffisant et performant et notre réseau de délégués".

 

Maîtriser la paratuberculose

 

Si cette dernière assemblée générale du GDS a été placée sous le signe de la convivialité, avec une troupe de théâtre intervenant régulièrement sur scène, elle a aussi permis de faire le point sur une actualité sanitaire riche. "Nous pouvons considérer que l'IBR et la BVD sont désormais maîtrisés dans le département, estime Jean-François Tréguer. Et la paratuberculose est aujourd'hui notre programme d'assainissement essentiel". Un programme qui mobilise plus du quart des fonds alloués aux actions sanitaires mais qui n'a permis jusqu'à présent que de connaître le statut de 700 à 750 élevages sur les 4 000 que compte le département. "Un nouveau plan a été mis en place depuis un an", détaille Marie-Hélène Garrec, directrice du GDS. Très novateur, il devrait permettre de dépister la maladie pour un coût raisonnable et d'aller plus vite vers l'assainissement.

 

Rester vigilant

 

Courant 2014, le Finistère a aussi connu sept suspicions de tuberculose, une de brucellose et deux de leucose, toutes levées après analyses. "Il faut garder une vigilance individuelle et collective vis-à-vis des maladies animales, y compris celles qui peuvent paraître du passé", rappelle la DDPP, la direction départementale de la protection des populations, qui souligne aussi la propagation de la fièvre aphteuse en Algérie et en Tunisie, "une menace sérieuse, du fait des mouvements d'animaux et de personnes entre l'Europe et le Maghreb", et l'arrivée en Europe d'Aethina tumida, un petit coléoptère qui s'attaque aux ruchers.

Le GDS Bretagne en quelques chiffres

 

Il ne manque plus qu'une assemblée générale extraordinaire pour mettre sur les rails la fusion des 4 GDS bretons au sein du GDS Bretagne. Une étape qui devrait être franchie au cours du premier trimestre 2015, avec effet rétroactif au 1er janvier. Le GDS Bretagne comptera alors 140 salariés, 4 antennes départementales et 25 500 adhérents répartis au sein de 7 sections : 20 000 éleveurs bovins, 1 700 éleveurs ovins, 80 éleveurs caprins, 50 éleveurs équins, 1 500 aviculteurs, 64 aquaculteurs et 2 150 apiculteurs. Dans le Finistère, les 30 zones seront remodelées en 11 nouvelles zones, qui éliront chacune 15 à 20 délégués. Deux d'entre eux siègeront au comité territorial départemental, instance qui, au côté du conseil d'administration, sera garante de proximité avec les adhérents.

 

 

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