Terra 13 mars 2014 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

L'APLBL poursuit sa structuration

Avant l'assemblée générale du 2 avril, les différentes sections de l'APLBL organisaient leurs assemblées de section ces derniers jours. Benoît Champalaune, vice-président de l'association revient sur ces enjeux, évoqués lors de l'assemblée de la section Ille-et-Vilaine.

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Benoît Champalaune, vice-président de l'association
Benoît Champalaune, vice-président de l'association - © Terra

Sur le volet statutaire, sur quels éléments ont porté vos travaux ?

Benoît Champalaune. Afin d'abord de se mettre en conformité avec nos statuts, nous avons procédé à l'élection de 21 délégués sur l'Ille-et-Vilaine, répartis sur tout le département. Leur rôle sera de représenter l’ensemble des adhérents, et d'être un relais sur le terrain, notamment pour densifier les adhésions à l'association. Ce sont également ces délégués qui vont définir leurs représentants qui siégeront au conseil d'administration. Nous avons également détaillé le travail qui a été effectué pendant l'année, notamment sur le volet structuration après une première année de fonctionnement avec les sections qui ont vu quatre organisations de producteurs historiques se rassembler au sein d'une structure régionale. Avec l'Unell (Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis ), notre échelon national, les discussions portent sur les volumes, le prix, la politique à mener, afin d'avoir un discours commun sur les orientations à donner aux entreprises.

 

Comment se présente l'après 1er avril 2015 ?

B.C. Les choses avancent lentement mais progressent. Lactalis a reconnu dans son journal d'entreprise l'Unell, c'est donc une reconnaissance de notre travail de structuration. Pour autant, on a toujours des difficultés sur le prix et c'est pour cette raison que plus on aura d'adhérents, plus on aura de poids dans les négociations pour se faire entendre. Les résultats ne se traduisent pas de façon immédiate mais les producteurs ont aujourd'hui la possibilité de reprendre les choses en main, il faut saisir cette opportunité et continuer à travailler au niveau régional et national. Sur le prix du lait, nous sommes amers de voir qu'en 2013, alors que les voyants étaient au vert, Lactalis, en décrochant de 4 euros, a choisi un prix politique mais pas économique.

 

La question des contrats est souvent revenue ces dernières semaines dans les discussions, quel regard porte l'association sur cette problématique ?

B.C. On défend le respect du contrat avec un prix basé sur des indicateurs économiques. Si l'entreprise change les règles comme elle le veut, ce n'est pas tenable ! On a connu assez de frustration par le passé sur une conjoncture qui n'était pas porteuse, ni en prix ni en volume. Là, on voit qu'il y a du volume mais le prix ne suit pas. Lors de l'assemblée générale du 2 avril, nous mettrons en commun nos réflexions issues des différentes sections et Lactalis sera présente pour que l'on puisse discuter sur l'avenir, pour cette année et surtout 2015. Aujourd'hui, on se rend compte que certains n'avaient pas encore compris l'intérêt de se regrouper en organisations de producteurs, mais il faut bien avoir conscience que c'est la question de la gestion du lait qui se pose là. Si certains le souhaitent, l'APLBL est prête à retourner sur le terrain pour expliquer tous ces enjeux.

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