Terra 21 juin 2007 à 11h58 | Par C. Pape

Des malgaches découvrent la mise en marché des légumes

A l'initiative de l'Afdi, deux malgaches viennent de passer trois semaines en Finistère. Leur objectif ? Découvrir la mise en marché des légumes et le tourisme rural tels que les pratiquent les Bretons, afin de s'en inspirer et de permettre aux paysans de Madagascar de développer de nouvelles activités rémunératrices.

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Laurette Marie, directrice de l'union Matanjaka, et Bakani Tombo Jean de Dieu, agriculteur et chef de zone, ont passé trois semaines dans le Finistère, dont une semaine chez Véronique et Gilles Tous, producteurs de légumes à Mespaul.
Laurette Marie, directrice de l'union Matanjaka, et Bakani Tombo Jean de Dieu, agriculteur et chef de zone, ont passé trois semaines dans le Finistère, dont une semaine chez Véronique et Gilles Tous, producteurs de légumes à Mespaul. - © TERRA
"Nous avons tant à apprendre les uns des autres". C'est dans cet état d'esprit que Véronique et Gilles Tous, producteurs de légumes à Mespaul, viennent d'accueillir deux Malgaches sur leur exploitation pendant une semaine.

Se regrouper pour vendre les surplus
Née à Madagascar en juillet 2003 pour "regrouper l'offre et gagner des parts de marché", l'union Matanjaka est composée de 19 groupes de base et de 300 familles paysannes. Et elle compte déjà de nombreuses réalisations à son actif. "Le rendement du riz a grimpé de une à 5 tonnes/ha, explique Laurette Marie, directrice de Matanjaka. Des points d'eau ont été installés et les agriculteurs maîtrisent désormais la culture de la tomate, des fleurs coupées et des fruits". En production animale, des résultats concrets ont également été obtenus : l'introduction de la pisciculture permet de produire carpes et tilapias, et, en élevage de porcs et zébus, les résultats ont progressé grâce à la mise en place de la vaccination et d'une meilleure alimentation.
"Après avoir assuré leur sécurité alimentaire, les agriculteurs réfléchissent maintenant à la commercialisation de leurs produits", indique Laurette Marie. Une foire annuelle a été mise sur pied à Diégo, histoire de mieux faire connaître la production locale. Un point de vente permanent y a aussi été ouvert et quelques produits sont désormais transformés : confitures, achards, légumes en pots…

Vente directe ou coopérative ?

Pour aller plus en avant dans leur réflexion, les malgaches ont souhaité découvrir la façon de faire des Bretons : vente directe chez Elisabeth et Goulven Thomin, producteurs de légumes bio à la Roche Maurice, mise en marché par les coopératives, à la Sica ou l'Armorique… "Nous voulions mieux comprendre les dynamiques de groupe et le fonctionnement des systèmes basés sur la confiance".
Ils ont également profité de leur séjour en Bretagne pour faire le point sur le tourisme rural, en découvrant la transformation, la vente directe et l'accueil à la ferme que pratiquent les adhérents du réseau Bienvenue à la ferme. "Madagascar a de nombreux atouts, notamment sa flore et sa faune, analyse Laurette Marie. Pourquoi ne pas en profiter pour monter des chambres d'hôtes ou des circuits dans l'île ?" Un projet que soutient le conseil général du Finistère, dans le cadre de la coopération décentralisée.

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