Terra 21 janvier 2008 à 20h15 | Par Chantal Pape

Agriculteurs et conchyliculteurs s'engagent ensemble

Plutôt que de continuer à s'opposer, agriculteurs et conchyliculteurs de l'Aber Benoît ont décidé de travailler de concert : c'est ensemble qu'ils rechercheront les causes de pollution bactérienne et qu'ils communiqueront sur leurs métiers.

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De gauche à droite : Jacques Jaouen, président de la chambre d'agriculture, Louis Coz, président de la CCPA, la communauté de communes du pays des Abers, Gonthier Friederici, Préfet du Finistère, et Goulven Brest, président de la section régionale conchylicole.
De gauche à droite : Jacques Jaouen, président de la chambre d'agriculture, Louis Coz, président de la CCPA, la communauté de communes du pays des Abers, Gonthier Friederici, Préfet du Finistère, et Goulven Brest, président de la section régionale conchylicole. - © Terra
"On ne va pas continuer à s'opposer", affirme Jacques Jaouen, président de la chambre d'agriculture. C'est avec la ferme volonté de travailler en bonne intelligence qu'agriculteurs, conchyliculteurs et élus de l'Aber Benoît ont signé un protocole de bassin versant, le 9 janvier dernier à Plabennec. "Il s'agit de permettre aux différentes activités du territoire, agriculture, conchyliculture, industrie et tourisme, de cohabiter, détaille Louis Coz, président de la CCPA, la communauté de communes du pays des Abers. Faire en sorte que la présence ou le développement d'un des secteurs ne se fasse pas au détriment de l'autre".
"Concrètement, le but de cette convention est de mieux connaître l'origine de la pollution bactérienne, alors que des normes encore plus contraignantes vont s'appliquer aux conchyliculteurs, précise Jean-Luc Bergot, élu à la chambre d'agriculture, qui a participé à sa rédaction. Plutôt que de dire que c'est la faute de l'autre, nous allons dresser une carte du territoire et procéder à des analyses". Si l'agriculture est régulièrement mise en cause, la pollution peut également provenir des industries ou de l'assainissement, qu'il soit collectif ou individuel.
"Sur les 450 exploitations présentes sur le bassin versant, plus de 90% ont déjà réalisé leurs travaux de mise aux normes, explique Jean-Luc Bergot, persuadé que si certaines d'entre elles posent problème, de simples travaux complémentaires, comme la création de haies ou de talus pour limiter le ruissellement, suffiront à faire rentrer les choses dans l'ordre.

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