Terra 28 mars 2015 à 08h00 | Par Arnaud Marlet

Solarenn veut plus de surfaces et plus de cogénération

La coopérative Solarenn, basée à Saint-Armel (35) est le 5e acteur du marché de la tomate en France. A l'occasion de son assemblée générale qui avait lieu vendredi 20 mars, son président, Christophe Rousse, revient sur les projets de la coopérative et la conjoncture.

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Créée il y a plus de soixante ans, Solarenn compte une trentaine de producteurs, qui cultivent 55 ha de serres, majoritairement en Ille-et-Vilaine. Ces exploitations font travailler environ 500 personnes, plus 50 en pleine saison, au centre de conditionnement de Saint-Armel, où sont regroupés les services administratifs, commerciaux et techniques. Parmi les axes de développement, la coopérative souhaite permettre aux serristes d’accéder à la cogénération, ou à la méthanisation. Seulement aujourd'hui, la taille moyenne des exploitations est de 2,5 ha, "alors que l'idéal est d'avoir 4ha pour accéder à la cogénération", témoigne Christophe Rousse, le président de la coopérative. Et d'ajouter : "notre gros souci c'est le foncier, car même lorsqu'il y a des terres à côté des serres, la priorité est donnée à la polyculture élevage". Conséquence ? Les trois quarts des projets d’agrandissement sont bloqués. Afin d'y remédier un recensement des zones bordant les serres est en cours, et une réunion est programmée en avril avec la DDTM et la Safer. Actuellement, deux sites tournent avec de la cogénération et quatre projets sont en cours. Côté produit, la coopérative a décidé d'étoffer sa gamme, et de se positionner davantage sur la segmentation, pour plus de valeur ajoutée. Un travail a également été mené sur le marketing pour plus de visibilité. "Aujourd'hui, pour la segmentation (95% de la production), nous avons les classiques (tomate en grappe, ronde, beef et allongée), les petites (cocktail, cerise grappe et allongée), les anciennes (cœur de bœuf, aumônière et belles d'autrefois), et les fraises gariguettes", ajoute Christophe Rousse.

 

2014, une année relativement correcte

Enfin, pour la conjoncture, le président de Solarenn estime que "2014 a été une année relativement correcte, même si la saison avait très mal démarrée jusqu'au 15 août, où on avait beaucoup de production et peu de consommation". Suite à l'embargo russe, les tomates marocaines sont allées sur le marché russe et ne sont pas venues faire concurrence sur le marché européen. Si on ajoute à cela des mois de septembre et octobre avec du beau temps pour favoriser la consommation, et il faut bien le dire du mildiou dans les jardins familiaux, voici les raisons d'une année 2014 plutôt correcte.

Communication, logo, emballages, nom des gammes et segmentation... tous les outils de la coopérative ont été mis a plat cette année. "Nous pourrions parler de second souffle mais je préfère affirmer une nouvelle ambition, bien préparer le futur. Il nous faut répondre aux enjeux de la rareté des terres, à la montée des coûts de l’énergie, tout cela en restant performant et en conservant notre ADN", conclut Christophe Rousse.

Solarenn en chiffres (2014)


Chiffre d'affaires : 33 millions d'euros (objectif 50 millions en 2020)

Surfaces : 55 ha (objectif 70 ha en 2016)

Production annuelle : 26 000 tonnes

Distribution : GMS 75%, Grossiste : 15%, Export : 10% (Allemagne, Pologne République Tchèque...)

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