Terra 20 septembre 2007 à 14h41 | Par C. Pape

Finistère Nord cherche eau désespérément !

La France s'y était engagée auprès de Bruxelles : au 30 juin 2009, le captage de l'Horn devra fermer. Il reste donc moins de deux ans pour trouver 12 000 m3 d'eau par jour !

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Agnès Pinault, sous-préfète de Morlaix, et Alain Artur, chef de la Mise, la mission inter-services de l'eau.
Agnès Pinault, sous-préfète de Morlaix, et Alain Artur, chef de la Mise, la mission inter-services de l'eau. - © Terra

"Les mesures prises cet été par la France sur les bassins versants en contentieux ont satisfait la commission européenne". Si Agnès Pinault, sous-préfète de Morlaix, ne peut que se satisfaire de voir s'éloigner la menace d'une lourde condamnation de la France, il lui faut maintenant mettre rapidement en musique le plan d'actions décidé par Paris. L'une des mesures concerne la fermeture du captage d'eau de l'Horn. "Elle sera effective au 30 juin 2009".

Raisonner au niveau du territoire
Mis devant l'évidence de cette fermeture, les syndicats d'eau de l'Horn, de Landivisiau et de Morlaix, déjà interconnectés, se sont mis autour de la table pour réfléchir à la meilleure solution. "L'Elorn, qui alimente Brest, ne peut faire plus, indique Gilbert Plassart, président du syndicat de Morlaix-Saint Martin des Champs. Et, à certaines périodes de l'année, l'approvisionnement en eau potable de la région de Morlaix connaît quelques problèmes". Des problèmes qui se posent aussi du côté de Landivisiau, où se concentrent de nombreuses industries agroalimentaires, gourmandes en eau. Or, d'ici deux ans, ce sont 12 000 m3/jour qu'il va falloir trouver !
"D'un mal, on peut faire un bien, affirme Agnès Pinault, en dévoilant le protocole d'accord signé entre l'Etat et les trois syndicats d'eau. Il va falloir trouver des ressources en eau complémentaires et, du même coup, nous allons conforter l'approvisionnement du pays de Morlaix". Une étude devrait être lancée d'ici peu, afin d'analyser les différentes solutions. "A condition de ne pas mettre en péril l'activité des piscicultures, on se dirige vers une prise d'eau superficielle sur le Queffleuth, indique Agnès Pinault. "La qualité de l'eau y est satisfaisante, rajoute Alain Artur, chef de la Mise, la mission inter-services de l'eau. Il n'y aurait pas besoin d'une réglementation supplémentaire".
Ce qui ne sera pas le cas sur l'Horn. "Je suis étonné qu'on maintienne les contraintes du plan d'actions pour les agriculteurs une fois que le captage d'eau sera fermé", indique Jacques Moal. "Mais il a vocation à être réouvert, dès que la qualité de l'eau le permettra", répond Agnès Pinault.

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